L’ENFANT ET LA RIVIERE

Posté par rabelaisblog le 20 janvier 2012

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L’enfant et la Rivière d’Henri Bosco est un de mes livres préférés. Contrairement à mes « habitudes de lectures » qui sont généralement des livres de type vampirique ou céleste, ce livre magnifique, où il est question de nature et d’aventures est plein de surprises.

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En effet, si ce livre devait être des sentiments, il serait tout d’abord:

-L’émerveillement: Pascalet, un jeune garçon qui vit dans une maison de campagne, avec ses parents et sa tante Martine, rêve d’une rivière; cette rivière dangereuse aux serpents et aux bohémiens. Pascalet n’a cependant pas l’autorisation d’aller près de ces terribles eaux. Un jour, Bargabot, le braconnier des rivières lui rend visite ainsi qu’à sa tante. Ce chasseur leur apporte comme toujours les plus beaux poissons qui soient. Bargabot dit alors à Pascalet : « Petit,petit, tu as une bonne frimousse de pêcheur. As-tu jamais pris du poisson ? » et Pascalet lui répond : « Non, monsieur Bargabot, on me défend d’aller à la rivière ».  A partir de ce jour, Pascalet ne dort plus, souvent la nuit, il pense à des coins merveilleux. Il n’est pas déçu. Un mardi matin, il part et arrive près de la rivière sur une île. Le ciel y est bleu vif, les eaux claires et les rives colorées de rose par le jour qui se lève. Pascalet est heureux et émerveillé devant tant de beauté naturelle.

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-la peur: Pascalet, alors qu’il explore l’île près de la rivière, voit une barque. Il y monte malgré les dangers; la barque, sous son poids, se fait emporter par les eaux. Pascalet tente de s’accrocher à une branche mais celle-ci se brise. Pascalet dérive et amarre sur une autre île. Il se pense sauvé mais c’est alors qu’il aperçoit une fillette, maigre en haillons :« La petite fille était en haillons. des yeux noirs et une peau bistrée. Quelle étrange créature »; il prit peur et alla se cacher dans des buissons. Ensuite arrivent plusieurs bohémiens avec un enfant ligoté qu’ils ne s’empêchent pas de fouetter pour le faire taire. Pascalet prend son courage à deux mains et risque sa vie pour sauver Gatzo, cet enfant attaché à un poteau. Les deux garçons s’enfuient avec une seule crainte : qu’on les rattrape. Quand ils trouvent une île tranquille, ils s’y installent. Les premiers jours se déroulent à merveille jusqu’à un changement de mouillage impératif à cause d’une bête, qu’ils nomment Racal et qui n’est en fait qu’un âne, celui de Hyacinthe, une jeune fille qu’ils rencontrent sur l’île.  Celle-ci leur raconte qu’ils sont recherchés de partout: « On vous cherche dans tous les villages… Tout le monde est au courant ». C’est là, que la peur s’installe véritablement en eux.

 

Si ce livre était une plante aquatique, ce serait le Nénuphar :

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 La fleur de cette plante représente les personnages principaux, Pascalet et Gatzo. Etant posée, sur sa feuille, elle symbolise les villages et toutes les terres sur lesquels ont pu vivre les deux garçons. Tous les paysages évoqués dans ce roman sont tous aussi magnifiques les uns que les autres; les paysages sont faits de couleurs, d’animaux étranges mais ceux-ci sont décrits comme des êtres d’une grande beauté. Notamment l’âne Culotte de Hyacinthe qui est « l’âne enchanté du pays ». Le Nénuphar montre aussi la diversité qu’il y a sur ces terres : par exemple, des plantes utriculaires, cératophylles, des poissons comme des perches rayées (15).

 

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Les images de plantes et de poissons viennent du carnet de Pascalet,
ce sont des dessins qu’il a dû faire pendant ou après
son aventure.

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Si ce livre était une oeuvre, ce serait une peinture d’Henri Rousseau :

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 « Un tigre dans une tempête tropicale » de 1891.

La scène représentée, ne se déroule pas dans le même pays que l’histoire d’Henri Bosco: « Au printemps, quand les neiges fondent dans les Alpes, d’autres eaux apparaissaient »; il est donc clair, ici, que ce roman se passe dans les Alpes-de-Haute-Provence.

 Cependant, le tigre est un animal puissant, féroce, mais qui est considéré dans certains pays comme un animal sacré, il est vénéré en Chine et il est le maître des montagnes. On peut donc penser que le peintre a voulu représenter un paysage chinois. Le tigre, comme expliqué précédemment symbolise les créatures que Pascalet et Gatzo ont pu rencontrer pendant leur voyage. Le décor autour de cet animal est très mouvementé comme l’indique le titre de cette peinture : « Un tigre dans une tempête tropicale ». Cette oeuvre représente à la fois le calme, qui est rapporté à la sagesse du tigre et le mouvement (les voyages, les rencontres, les découvertes des deux garçons) en rapport avec la tempête.

 

Ce livre en deux mots :PictoFleur

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Surprenant: cet adjectif caractérise parfaitement ce récit, qui est fait de rencontres et de découvertes. Tout d’abord la rencontre de Pascalet avec Gatzo, puis celle avec Hyacinthe permet aux lecteurs de comprendre les réactions et les gestes de ces personnages. Par exemple, lorsque Hyacinthe dit aux deux garçons qu’ils sont recherchés de partout, Gatzo disparaît peu de temps après, laissant seul sur l’île Pascalet : « Je me sentais si seul, j’étais si malheureux, que je ne savais plus que faire ». Ensuite, la découverte que fait Gatzo donne une vraie raison à sa fuite. Gatzo découvre, qu’il est le petit-fils de Monsieur Savinien, un vieil homme qui voyage de village en village à sa recherche. Cette révélation bouleverse Gatzo, qui part avec son grand-père, laissant à nouveau Pascalet seul alors qu’ils viennent, aussi, à peine de se retrouver.

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Enfantin : ce livre tourne autour d’une histoire d’enfants : Pascalet, Gatzo, Hyacinthe. Il y a cependant une intervention adulte qui rappelle à l’ordre Pascalet sur ses droits . Tante Martine et ses parents lui répètent régulièrement qu’il ne faut pas aller à la rivière. Le propre de l’enfant étant en général de ne pas obéir; Pascalet n’y échappe pas, il cède à la tentation et part à l’aventure: « Je repartis un mardi matin. Tante Martine dormait encore dans sa chambre. Je profitais de son sommeil pour bourrer de provisions un petit sac. »

 

 Un autre titre pour ce livre et une autre couverture :

« L’aventure »

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Le titre « L’aventure » est le nom que m’inspire cette lecture. Le suspense y est intense : quand les deux garçons croient, par exemple, qu’il y a des âmes sur l’île et que le soir, avant de s’endormir, ils guètent pour pouvoir apercevoir ces créatures. L’image de ce chemin forestier illustre parfaitement le déroulement de l’histoire : ce chemin qui commence, là, juste devant nous lorsque l’on débute le livre et qui s’achève après un long et mouvementé voyage.

 

Adaptation Scénographique :

D’après Henri Bosco, « L’enfant et la rivière », spectacle de Laurent Contamin, tout public dès 7 ans.

Pour en savoir plus :  http://www.laurent-contamin.net/page.php?art=28

 

 Adaptation cinématographique:

Maurice Château adapte en 1981, le roman « L’enfant et la rivière » d’Henri Bosco, en téléfilm. On peut retrouver celui-ci sur Ina.fr, ce téléfilm dure environ 1heure (59min.26s)

http://www.ina.fr/economie-et-societe/vie-sociale/video/CPF86632217/l-enfant-et-la-riviere.fr.html

 

Biographie d’Henri Bosco 

Henri Bosco est né le 16 novembre 1888 à Avignon, d’une famille provençale et piémontaise. Son père, Louis Bosco, fut tailleur de pierre, luthier, puis artiste (ténor de grand talent). La première enfance d’Henri Bosco se déroule dans la Cité des Papes mais dès sa troisième année et jusqu’à 17 ans, son existence fut essentiellement campagnarde. Henri Bosco écrit un premier roman, illustré par ses soins, dès l’âge de sept ans. A seize ans, il se vit attribuer un prix de poésie par une revue suisse. Un écrivain met toujours peu ou prou de lui-même dans ses écrits. Bosco y a mis beaucoup, surtout de son enfance. De ce temps privilégié, il a extrait nombre de ses personnages. Il y a puisé quantité de faits enregistrés par sa mémoire, à la fois fidèle et imaginative. Henri Bosco est mort à Nice en 1976.

Pour un biographie complète : http://fr.wikipedia.org/wiki/Henri_Bosco

 

Sarah 3°2

 

7 Réponses à “L’ENFANT ET LA RIVIERE”

  1. Anonyme dit :

    Comment s’appelle la rivière ?

  2. MB dit :

    C’est EXTRAORDINAIRE! Merci! :D

  3. hafsa dit :

    vraiment bravo! :) mais ce dont j’ai besoin c’est…. u-u un grand résumé de 2 pages ça fait une semaine que j’en cherche un sur internet ; pas grave merci pour les infos!

  4. avnee dit :

    c’est une histoire fantastique j’adore.
    c’est un plaisir de lecture

  5. Alice dit :

    Superbe ! Bel Article !

  6. Sarah dit :

    Merci beaucoup pour votre commentaire !
    En classe nous avons lu votre message sur l’article « Ravage » et nous espérons nous aussi bientôt vous rencontrer.
    A bientôt :)

  7. galaane dit :

    Ce blog est génial, je revisite tous les livres qui ont marqué mon enfance, c’est un régal.

    Ce livre qui ennuyait ma grande soeur m’avait profondément fasciné ! Il m’a donné des envies d’évasion et de liberté.

    C’est vraiment une très belle histoire.

    Marie de la Griffe Noire

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