VENDREDI OU LA VIE SAUVAGE

Posté par rabelaisblog le 17 décembre 2012

VENDREDI OU LA VIE SAUVAGE dans LECTURES CURSIVES nouveau

 dans LECTURES CURSIVES

Vendredi ou la vie sauvage est un roman , une « robinsonnade », écrit par Michel Tournier (né en 1924). Il s’agit d’une version adaptée pour la jeunesse du livre Vendredi ou les limbes du Pacifique qu’il a écrit en 1967. Il s’est inspiré du roman Robinson Crusoé de Daniel DefoeL’histoire commence le 29 septembre 1875 Robinson, 22 ans à l’époque, originaire d’Angleterre faisait route pour le Chili en ayant laissé sa famille pour organiser des échanges commerciaux. il naviguait en présence du capitaine Peter Van Dyessel. Soudain, une énorme tempête surgit  et le bateau fit naufrage sur des récifs.  Robinson s’échoua sur une île. Il était le seul survivant et il dut survivre seul sur cette île déserte… 

                                                                                 ♣

                                                          Portrait chinois…                                                                                            

  Un lieu? une forêt….

      Si mon livre était un lieu, je le comparerais à une forêt. Dans ce récit, après le naufrage de la Virginie, Robinson est seul avec presque même pas de quoi survivre, malgré les ressources qu’il a puisées dans le navire. Robinson est complètement « coupé du monde », enfermé, perdu comme une personne qui s’égare dans une forêt. Pour sortir de cet enfermement, il veut retourner à la vie normale et tente de construire un autre bateau, mais il échoue. Mais comme dans toute survie, il essaie de construire son propre univers, le plus civilisé possible avec le peu de ressources qu’il a et de survivre le mieux possible. A la fin de l’histoire, grâce à Vendredi, un nègre et un prisonnier menacé d’être sacrifié et dévoré par des tribus sauvages, un jeune homme que Robinson a sauvé de justesse, il apprend à vivre à la manière de la vie sauvage en forêt et il apprécie.
Il découvre au fil de la rencontre que Vendredi est loin d’être un sauvage. Il s’aperçoit que Vendredi est un homme très intelligent qui fait preuve de patience et de créativité. Finalement, Vendredi était tout simplement un esclave en danger, qui avait perdu sa place dans le monde. Il aime la liberté, il est capable de vivre dans une forêt. Il mérite d’être un homme digne, d’être respecté de tout le monde et Robinson a bien fait de le sauver.

      Finalement, les meilleurs ne sont pas toujours là où on croit, ce livre montre avec le cas de Vendredi que parfois les personnes les plus brillantes viennent parfois des endroits les plus misérables, ont connu des périodes difficiles avant de s’en sortir. Ce livre donne aussi une belle leçon de savoir-vivre aux européens qui sont parfois trop prétentieux, en s’estimant être au-dessus des autres à cause des riches conditions de vies dans lesquelles ils vivent.                           

                       

  Un animal ? Le chien….

  Si mon livre était un animal, ce serait un chien, car un animal de compagnie comme un chien est souvent prisé pour le réconfort et l’amusement qu’il peut nous apporter. Ce récit le montre parfaitement avec Tenn, le chien présent dans le navire de La Virginie. C’est le premier compagnon retrouvé par Robinson après une longue solitude. Grâce à lui, Robinson s’est senti plus rassuré, de moins en moins isolé et il a pu  retrouver le sourire. Sa présence lui a été nécessaire  car sans Tenn, il aurait eu non seulement plus de mal à sourire mais il courait aussi le risque de perdre le langage. Car, à force d’être seul, depuis longtemps sur cette île, il n’avait personne à qui parler, à qui sourire.


 

Une qualité ? L’intelligence…

L’intelligence est une forme de capacité à raisonner, à planifier et à imaginer des choses. Les deux personnages de l’histoire  Vendredi et Robinson possèdent de  grands talents intellectuels. Ils sont inventifs, créatifs et ingénieux. Grâce à ses talents,  son intelligence et en faisant preuve de créativité, Robinson a été capable de transformer son île déserte en une île  »civilisée », confortable et accueillante même avec le peu de moyens qu’il possédait. Ses actions étaient constructives. Il a même donné un nom à cette île: Spéranza, qui veut dire « espérance ». Il impose des règles de survie pour cette île avec sa  »charte de l’île de Spéranza ». Il se donne toujours du courage et de l’espérance pour réussir à surmonter cette épreuve de survie malgré sa solitude et le manque d’entourage. Il s’est lui-même confectionné des moyens pour se repérer dans le temps comme une clepsydre. (La clepsydre est une horloge à eau, fonctionnant sur le principe d’un écoulement régulier au fil du temps). Il a même essayé de construire un bateau et même une maison, d’aménager des territoires dans l’île et de fabriquer un dépôt pour mettre ses affaires. Vendredi, qui est aussi inventif, crée de nouvelles recettes et des jeux avec les objets trouvés sur l’île. En conclusion, ces 2 personnages sont capables de créer facilement des choses et surtout de survivre sur une île. 

      Cette lecture peut donner aux plus pessimistes le goût de vivre, car avec le très bon exemple de Robinson, l’auteur veut montrer que si on rencontre un jour dans sa vie un échec, rien n’est perdu. En évitant la paresse, en se donnant du courage et de la confiance en soi, en faisant des efforts et en travaillant régulièrement, en utilisant son potentiel, on peut très vite  s’en sortir vainqueur.

220px-AGMA_Clepsydre
 Une clepsydre
                                     
                                                       « Il fallait se ressaisir, travailler, prendre son propre destin en main. »

                                                                                                                                                                                                               

« Il f  Un goût, une saveur? Amer … 

  Si l’histoire était un Goût (ou une saveur), il serait plutôt amer. Le personnage, se montre assez déprimé, ressent un sentiment d’amertume et de tristesse, une solitude profonde. Il s’ennuie beaucoup même de sa propre vie civilisée et riche qu’il a construite. Il  perd vite la notion du temps. Personne n’est là pour l’aider ou le réconforter, il ne voit et ne reçoit plus de nouvelles de sa famille et de ses proches qu’il a laissés à York (car à la base il devait faire un voyage au Chili). Il pleure beaucoup de sa solitude, il connaît même des moments de dépression:  après chaque échec en se roulant dans la boue ou en s’abandonnant dans la grotte. Parfois, il se demande pourquoi il n’arrête pas de travailler et de s’imposer tous ces efforts puisqu’il ne travaille que pour lui-même et non plus pour sa famille et qu’ il ne gagne plus un sou contrairement à sa vie de commercial en Angleterre. Il se sent découragé, en danger et il ne veut surtout pas être paresseux. Car si Robinson se comporte de manière paresseuse, s’il refuse et évite l’effort, s’il n’a pas envie de travailler, de faire les travaux nécessaires alors  il aura du mal à  vivre sans devenir fou. Il sait que ce serait difficile voire dangereux pour lui. Grâce à ses efforts, Robinson vit dans les meilleures conditions possibles. Avec tous ces moments dépressifs, même si je comprends son exaspération, on se demande s’il ne commencerait pas à devenir un peu fou. Ce goût amer ressenti par ce personnage est comparable au goût amer  du chocolat noir, du café.

 « C’est très difficile de rester un homme quand personne n’est là pour vous aider. » 

« Il était si triste et fatigué qu’il avait eu envie de faire comme ces animaux (des pécaris). Il avait enlevé ses vêtements, et il s’était laissé glisser dans la boue fraîche, en laissant passer à la surface que son nez, ses yeux et sa bouche. Il passait des journées entières, couché ainsi au milieu des lentilles d’eau, des nénuphars et des œufs de grenouilles … » 

« Quand il s’arrachait le soir à la boue tiède, la tête lui tournait. »

« Robinson comprit enfin que les bains dans la souille et toute cette vie paresseuse qu’il menait étaient en train de le rendre fou. « 

 

Une oeuvre d’art? le tableau « Antibes » de Claude Monet…

J’ai choisi le tableau « Antibes » de Claude Monet comme œuvre d’art pour décrire ce livre. Ce tableau montre assez bien l’environnement où vit Robinson.  Il vit complètement « détaché » du reste du monde, il vit coupé du monde. Le second et l’arrière plan du tableau est totalement occupé par la mer bleue et le ciel. On peut aussi voir à l’arrière-plan les massifs rocheux qui ne sont pas très visibles. Autour de lui, Robinson ne voit rien que le ciel et la mer, il ressent une autre « liberté ». Le paysage décrit dans ce livre est assez varié, coloré et agréable.

« Comme la nature était belle ! Le feuillage faisait comme une mer verte que le vent agitait et qui se mêlait au loin avec la ligne bleue de l’océan.

Plus loin encore, il n’avait que le ciel absolument bleu et sans nuage »

Le saviez-vous?

Oscar-Claude Monet ou Claude Monet est un artiste et un peintre Français qui est né en 1840 à Paris et mort en 1926 à 86 ans, à Giverny (Haute-Normandie). Cet artiste est lié au mouvement impressionniste, il peignait beaucoup de paysages et de portraits.

Impressionnisme : Mouvement artistique, aussi pictural que littéraire et musical. L’impressionnisme consiste à noter les impressions , la mobilité des phénomènes climatiques, plutôt que l’aspect stable et conceptuel des choses et à les reporter directement sur la toile. 

Lien sur le mouvement impressionniste: 

Sur Les Grands Peintres 

Lien sur l’auteur:

                http://www.ricochet-jeunes.org/auteurs/recherche/2147-michel-tournier                  

♣ 

Ce que l’auteur veut montrer dans ce livre….

La Culture: Dans ce livre, les 2 personnages Vendredi et Robinson ont vécu dans des cultures totalement différentes. Robinson a vécu dans une vie plutôt confortable et civilisée, quant à Vendredi il a plutôt vécu sous les principes de la vie sauvage dans une forêt. Au début, Robinson apprend en plus de l’anglais, les codes de la vie civilisée qu’il a imposés dans l’île avec la charte de Spéranza à Vendredi mais celui-ci ne comprend quasiment rien à ces codes civilis.  Mais lorsque Vendredi commence à lui apprendre les principes de la vie sauvage, Robinson ne s’est pas empêché d’apprécier sa culture. A la fin de l’histoire, il refuse même volontairement de rester dans le navire du Whitebird pour retourner dans la vie civilisée (qu’il va qualifier de violente et destructrice) Il préfère désormais la vie sauvage dans l’île. L’auteur cherche à nous faire comprendre qu’il ne faut pas juger que notre culture, notre mode de vie sont forcément supérieurs à ceux des  autres. il faut tout de même apprécier les autres cultures et habitudes. À la fin de l’histoire, Robinson reste fidèle à la vie sauvage et Vendredi part dans la vie civilisée où vivait Robinson. Il y a un retournement de situation.

•••••   

« En reprenant pieds sur ses terres, Robinson éprouva un immense soulagement. Le Whitebird et ses hommes avaient apporté le désordre et la destruction dans l’île heureuse  il avait mené une vie idéale avec Vendredi. »

         « C’est alors qu’il comprit qu’il ne quitterait plus jamais l’île. Ce Whitebird avec ses hommes, c’était l’envoyé d’une civilisation  il ne voulait plus retourner. »

     « S’il s’en allait avec eux, il serait un homme aux cheveux gris, à l’allure digne, et il serait bête et méchant comme eux. »

•••••

 L’esclavage: Ce livre dénonce aussi l’esclavage. Après l’arrivée de Vendredi, Robinson décide en tant que « gouverneur de l’île »de Spéranza, que Vendredi soit son serviteur. Une relation maître-esclave se crée entre les deux personnages. Vendredi travaille dur pour Robinson et il essaie de lui faire plaisir et de montrer toutes ses compétences, même s’il a parfois tendance à commettre des bêtises. Mais c’est après une explosion provoquée par Vendredi que les deux hommes deviennent des amis. Robinson comprend que les personnes qui exploitent les esclaves sont très violentes et sans pitié. Après le départ de Vendredi, il commence à avoir peur que Vendredi redevienne esclave. Ce livre fait aussi découvrir une autre forme d’esclavage. Après l’esclavage des noirs  qui est assez connu, il y a aussi l’esclavage envers les mousses (ces jeunes marins qui sont chargés des corvées) dans les navires. Ces apprentis (parfois très jeunes) comme les nègres ont souvent été régulièrement livrés à des maltraitances. Dans le livre, on le montre parfaitement avec le jeune mousse et serviteur originaire d’Estonie Jean Naljapaev, appelé  »Dimanche », (âgé de 12 ans seulement!!!!) souvent battu par les deux membres de l’équipage (les commandants Joseph et Hunter). C’est la raison pour laquelle il fuit le navire du Whitebird et  arrive sur l’île pour rejoindre Robinson.

Un jeune mousse du XIXème  siècle.


                  En trois mots ce livre est…….

- Passionnant… Cette histoire montre le courage d’un homme qui a pu surmonter la peur et la solitude, il se montre créatif, intelligent et courageux malgré  des moments difficiles. Grâce à la seule et importante présence de Vendredi, il a pu retrouver le sourire.

- émouvant…  Grâce à son ami Vendredi, il apprend des jeux, la liberté et le plaisir de s’amuser, il commence à apprécier vendredi et sa culture de la vie sauvage. Il préfère la vie sauvage et la liberté de l’île.  Mais au départ de Vendredi dans le Whitebird, Robinson pleure beaucoup de sa solitude, mais quelques instants après il retrouve un jeune mousse qui deviendra vite son ami. Il l’appelle Dimanche car il est arrivé sur l’île un dimanche. Grâce à Robinson, Dimanche commence une nouvelle vie, pleine de liberté, de jeux et de plaisir.

-Instructif… Ce livre fait réfléchir. L’auteur cherche à nous faire comprendre que parfois on peut être confronté à des évènements ou à des incidents inattendus, on peut toujours voir au moins un rescapé  sortir survivant d’un drame. Et cet unique survivant en général se retrouve seul dans un endroit désert  voire inconnu. Ce livre montre qu’on peut parfois être confronté à la peur, à la solitude avec surtout la crainte de perdre le langage et s’en sortir en faisant preuve de courage, de force et d’intelligence.

                                                       ♣

                                                            Si mon livre avait un autre titre, je choisirais.….

tharsiny-couverture

                   

Tharsiny, 3°4         

Une Réponse à “VENDREDI OU LA VIE SAUVAGE”

  1. Lisa2014 dit :

    Ça ne m’a pas spécialement aidé car j’ai lu le livre et je voulais des informations sur vendredi et non Robinson mais merci quand même

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée.

Vous pouvez utiliser ces balises et attributs HTML : <a href="" title=""> <abbr title=""> <acronym title=""> <b> <blockquote cite=""> <cite> <code> <del datetime=""> <em> <i> <q cite=""> <strike> <strong>

 

lesrhetosdelind |
L'année en poésie |
Haizer; ou la magie de la n... |
Unblog.fr | Créer un blog | Annuaire | Signaler un abus | Lettre à l'être
| Adorable Rencontre
| juno39