LE CHIEN QUI A VU DIEU

Posté par rabelaisblog le 7 janvier 2013

J’ai choisi de faire le portrait chinois du livre nommé Le chien qui a vu Dieu de Dino Buzzati écrit en 1956.

Si mon livre était un animal, il serait un chien car comme le titre l’indique le personnage principal est un chien et l’histoire est centré sur cet animal. Un matin, le chien est dans la file d’attente des mendiants, au grand regret du boulanger qui, par superstition se sent obligé de lui donner sa pitance car ce chien qui a côtoyé un ermite est devenu l’incarnation de la puissance divine, du jugement divin surtout et va remuer au fil des jours la conscience de ces villageois pas très honnêtes, lâches et menteurs… jusqu’à sa mort. Au fil des années, sa présence errante et lourde de secrets aura changé le mode de vie des villageois : ils vont maintenant à la messe, le boulanger ne resquille plus sur les pains à offrir: le village est devenu un modèle pour ne pas risquer de subir la foudre céleste en rejetant le chien, pire en ne l’enterrant pas dignement, bien après que l’ermite ait trépassé. Ce texte permet d’avoir une idée précise du caractère de l’animal: il paraît inoffensif.

« Un chien fit son entrée dans la courette. C’était une bête apparemment perdue, assez grosse, au poil hérissé et à l’allure débonnaire ». 

J’ai choisi de comparer le chien de l’histoire à mon chien car quand on le voit il paraît doux et inoffensif mais en réalité il cache bien son jeu.

LE CHIEN QUI A VU DIEU dans LECTURES CURSIVES portables-007-300x231

Si mon livre était un aliment, il serait du pain car dans l’histoire le pain est l’élément perturbateur. Le chien se fait connaître en allant « voler » un petit pain à un boulanger qui est censé distribuer, tous les matins, cinquante kilos de pain frais aux mendiants.

« Un beau matin, tandis que Defende Sapori distribuait ses petits pains aux pauvres, un chien fit son entrée dans la courette. Il parvint, en se glissant dans la foule des mendiants dans l’attente, jusqu’au panier d’osier, s’empara d’un petit pain et s’en alla sans hâte ».

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 Si mon livre était un paysage, il serait une petite montagne entourée d’une forêt car c’est l’habitation de l’ermite, le maître du chien en question. J’imagine plutôt un endroit sombre au milieu de nulle part.

« A force d’aller de l’avant, voici maintenant le bois. Le chien s’engage sur un petit chemin de traverse, puis sur un autre encore plus étroit. Voici que maintenant la pente devient raide. » « Quand ,tout en haut d’une butte, le boulanger aperçoit un gros rocher. Et le chien monte tranquillement jusque là haut ».

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 Si mon livre était un objet, il serait un fusil car c’est avec cela que le boulanger tue un chien qui pense être celui de l’ermite  mais malheureusement pour lui ce chien se trouve être un chien errant sans grande importance.

« Defendente murmure un épouvantable juron, arme son fusil, ouvre lentement un volet, juste assez pour passer le canon du fusil. Il attend un nouvel éclair et vise le chien ».armes_de_luxe

 

 Si mon livre était une oeuvre, ce serait le tableau représentant saint Roch et son chien:

J’ai choisi cette œuvre car elle ressemble beaucoup au livre Le chien qui a vu Dieu. Au second plan, on peut apercevoir un chien avec un petit pain dans la bouche. Au premier plan, on peut voir un vieux monsieur qui pourrait être l’ermite. Au dernier plan  à gauche, il y a la petite montagne entourée de forêts. Enfin le chien et le soit disant ermite regardent une lumière vers le ciel qui pourrait être Dieu. Ce roman  fait référence à l’histoire de ce Saint car si on compare ce tableau et le livre les personnages sont quasiment les mêmes.

LE SAVIEZ VOUS ?

St Roch a vraiment existé. Saint Roch est honoré le 16 août. Il est le patron des pèlerins et de nombreuses confréries ou corporations : chirurgiens, apothicaires, paveurs de rues, fourreurs, pelletiers, fripiers, cardeurs, et aussi le protecteur des animaux. Son culte, très populaire, s’est répandu dans le monde entier. Plusieurs monuments sont dédiés à son effigie surtout à Montpellier

Si je devais refaire la couverture de ce livre, elle serait comme ceci:

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Mon livre en trois adjectifs

Triste : A la fin du livre on apprend que le chien a été fidèle à son maître en restant près de lui après sa mort jusqu’à ce qu’il meure à son tour.

Amusant : Au début du livre, le boulanger se faire manipuler par le chien tous les matins. L’animal ne cesse de lui piquer des petits pains et le boulanger n’arrive jamais à lui mettre la main dessus.

Effrayant: Au cours de l’histoire, on peut être amené à croire à la réincarnation du chien, mais je n’en dirais pas plus. A vous de le découvrir!

Cette histoire dénonce parfaitement un défaut très connu chez les humains. Avant que les villageois sachent que ce chien avait vu Dieu, l’animal n’avait aucune importance pour eux, mais une fois la vérité dévoilée, les villageois sont au service voir même aux pieds du chien. Ce changement d’opinion du jour au lendemain n’est pas sincère car s’ils font ceci c’est pour avoir la grâce de Dieu.

Adaptation cinématographique : Téléfilm de 90 minutes 1970 – Réalisation : Paul PAVIOT

 


http://www.dailymotion.com/video/xsozmn

Beatriz 3°4

 

 

Une Réponse à “LE CHIEN QUI A VU DIEU”

  1. Heloise dit :

    Bravo!! Ton devoir est super intéressant… Je suis pressée de lire ce livre!

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