MARCO POLO, LA GRANDE AVENTURE

Posté par rabelaisblog le 15 décembre 2016

MARCO POLO, LA GRANDE AVENTURE

yo

Roman écrit par Viviane Koenig, adapté du journal de bord de Marco Polo.

 

Si Marco Polo, la grande aventure  était une saison, ce serait l’été car c’est en cette saison que Marco Polo, son père et son oncle arrivent à leur destination : Shangdou, là où l’empereur de Chine, Koubilaï, les attend pour avoir une audience impériale:

« Vendredi 30 août 1275, Venise-Shangdou, mon voyage s’achève aujourd’hui » (…) Sitôt arrivés, les frères Polo m’ont entraîné en ville. Ils circulaient en habitués, nullement étonnés par les luxueuses demeures entraperçues et les imposantes murailles entourant le palais impérial. Moi, je découvrais tout, je m’émerveillais. Un mois de promenade ne me suffira pas pour faire le tour de tant de beauté. Sa mission achevée, notre escorte s’était éclipsée après maintes formules de politesse. Nous sommes seuls désormais, attendant de savoir quand Koubilaï acceptera de nous recevoir et quelle sera son humeur. »

 shangdou

un palais chinois typique

Si ce récit était un lieu ou un endroit du monde, ce serait Venise car c’est la ville natale de Marco, de son père, de son oncle et de son grand-père. C’est aussi la ville dans laquelle ce grand voyageur habitait et d’où il est parti. Selon lui, c’est la plus belle ville du monde.

« Mon oncle, lui, n’arrête pas de parler des merveilles et des dangers de la mer, d’un empire de Chine mille fois plus grand que la République de Venise. Est ce possible ? Y a t-il vraiment des palais plus beaux et plus riches que les nôtres ? » 

venise

Venise

Si ce livre était une partie du corps, ce serait la bouche car les personnages ont soif d’aventure et veulent découvrir le monde. Marco Polo veut découvrir la route de la soie dont sa famille lui a tant raconté les merveilles ! Cette partie du corps correspond aussi à ce livre car Marco Polo peut goûter des tonnes de nouvelles choses : les bananes, la viande de yack, le lait de yack, les loukoums, les pâtisseries arabes au miel et aux amandes…

« Ainsi va la vie ! Je suis jeune, énergique, vigoureux, brave et j’ai soif d’aventure ! »

                               « Alors là, je me régale de dattes, de pistaches et d’une nouvelle sorte de fruit, franchement délicieuse, jaune tachetée de noir, très nourrissante, longue, courbée comme une virgule et facile à éplucher.
Certains l’appellent « pomme du paradis » d’autres « banane ». »

goûtsbouche

Si ce récit était un animal, ce serait le yack, car c’est un des animaux que Marco Polo a découvert sur sa route. Il trouve les yacks tellement intrigants qu’il écrit tout une page pour en parler. Par contre, il est précisé que le lait du yack est dégoûtant et acre, et pour se moquer de Marco Polo, son père et son oncle lui font croire qu’il est délicieux, afin qu’il goûte et soit écœuré.

« J’en profite pour te raconter ma dernière découverte, les curieux bœufs à longs poils, appelés yacks. Et dans les yacks, tout est utile ! De leurs cornes on fait des vases et des coupes, m’a expliqué le guide. Leur laine devient vêtements et cordes. Leur viande séchée à l’air épicée est un régal (j’y ai goûté et j’approuve !). Leur cuir est d’une solidité à toute épreuve et, comme animaux de bât, les yacks sont plus résistants que nos mules. »

Si mon livre était une chanson, ce serait Planetary de My Chemical Romance car celle-ci parle de quelqu’un qui veut voir du nouveau mais qui au début, reste chez lui, sans rien savoir du monde extérieur tout comme Marco Polo qui ne connaissait rien du monde, n’avait jamais voyagé de sa vie. Puis à la fin, cette personne dit qu’elle ne retournera pas à la maison, qu’elle ne regrette rien, comme Marco Polo qui reste en Chine avec l’empereur Koubilaï. Cette chanson et ce livre racontent tous les deux une aventure.

Image de prévisualisation YouTube

 

Parole et traduction de la chanson, ici :

Si ce récit était une œuvre d’art, ce serait l’Invitation au voyage de Guy Thiant car ce tableau représente parfaitement les affaires de Marco Polo, de son père et de son oncle : des cartes, un globe terrestre, des livres (souvent de langue) et un carnet, comme celui où Marco raconte son voyage. Ce sont des objets pleins de souvenirs, et ces deux œuvres ont un rapport avec le voyage et l’aventure.

                                                                                                      l invitation au voyage

 

Si le livre de Marco Polo était un objet, ce serait un carnet, tout simplement parce que c’est l’élément clé de l’histoire, l’objet le plus cher à Marco, celui qui renferme ses souvenirs, celui qui est le témoin de son aventure, l’objet qui lui permet de raconter son histoire. Il renferme aussi tous ses secrets et ses impressions. Le carnet lui a été offert par son père et pour Marco Polo, c’était la preuve qu’il l’aimait quand même, même s’il se montrait dur avec lui.

« Adieu, cher carnet, je viens de noircir de ma misérable écriture ta dernière page ?
Tu contiens tous mes souvenirs, garde les jalousement au chaud dans ma besace. »

« Jamais je n’avouerai mes faiblesses aux frères Polo mais à toi, cher carnet, je n’hésite pas à me confier. »

carnet

Si mon livre était une couleur, ça serait le vert car les mongols, dont l’empereur est Koubilaï, aiment cette couleur plus que tout car c’est celle des arbres et les mongols viennent d’un endroit sans aucune végétation, information donnée par l’oncle de Marco. C’est accessoirement pourquoi les Hans adoraient le jade, pour ses vertus et surtout sa merveilleuse couleur verte luisante.

«  A portée d’arbalète de la résidence royale, imagine un joli petit palais vert dedans et vert dehors, au sommet d’une colline verdoyante couverte de pierres plates, vertes, ravissantes. Sur ordre du Grand Khan, on y a planté de beaux gros arbres centenaires aux feuilles persistantes. Tu aimerais Marco, ce camaïeu de verts ! Vert émeraude, vert olive, vert amande, vert lichen, vert pistache et vert jade !  »

                                                                                crayonsverts

« Cette couleur apporte joie, bonheur et réconfort à ceux qui la contemplent.
N’oublie pas que les Mongols viennent des steppes arides du Nord, sans prairies et sans arbres. »

 

En trois mots ?

 

Trajet car c’est ce qui constitue en grande majorité le livre, quand Marco raconte ce qui se passe sur le bateau, les déserts et les plaines qu’il traverse à cheval, ce qu’il trouve quand il marche. l’histoire même raconte un voyage, et qui dit voyage dit trajet, itinéraire.

carte

 

Langues car Marco en étudie beaucoup ! Son oncle et son père se servent de lui comme interprète parce qu’avant de faire ce long voyage, Marco étudiait les langues. En voyage, il apprend le mongol avec un professeur, et lorsqu’il a du temps il révise son vocabulaire. Il parle le turc, le persan, l’arabe, le latin, le vénitien, l’italien et le mongol.

 

Découverte car les découvertes sont les choses les plus importantes du récit. Marco découvre les pays de la Route de la Soie, des animaux (les chameaux, les yacks et les singes), des matières comme la soie, la mousseline et les perles, des systèmes de monnaie, comme les billets, en Chine, des choses horribles comme les esprits du désert qui mènent les gens à leur perte et des fruits : les bananes qu’il trouve délicieuses. Ses découvertes nous ont permis de connaître beaucoup de choses !

représentationpersonnelledécouverte

Représentation personnelle des esprits du désert

Une perle, un billet, un chemisier en soie et une chemise noire en mousseline

 Si je devais changer le litre du livre, ce serait « Venise à la découverte du monde », et voilà à quoi pourrait ressembler la couverture.
couverture

Pour en savoir plus…

Si vous souhaitez en savoir plus sur la route du navigateur, voici une page web qui pourra vous aider. En cliquant sur les noms en orange, vous pourrez voir une page plus grande avec les spécificités de ce sur quoi vous avez cliqué, raconté simplement. 

Si vous voulez connaître l’auteure, Viviane Koenig, c’est une petite biographie avec des avis, des citations, quelques photos et une vidéo. 

Conclusion

Si ce livre vous intéresse mais que vous n’êtes pas sûr de vouloir l’acheter ou le lire, mon appréciation est là pour vous éclairer (sans vantardise, évidemment !)

J’ai trouvé ce livre intéressant et divertissant car ce n’est pas raconté d’une façon ennuyeuse comme dans certains livres documentaires. C’est raconté par quelqu’un qui a vécu ces aventures, quelqu’un qui a eu des expériences : ainsi, c’est plus réaliste car une personne qui n’a jamais vu la chose en question mais qui la raconte quand même ne pourra pas nous donner de vrais impressions, elle ne fait que répéter ce qu’elle a entendu ou trouvé. Le récit reste toujours captivant.

Ce livre peut également vous apprendre des choses ! En effet, grâce à ce récit, vous aurez une sorte de complément à certains cours d’histoire : si vous n’aimez pas cette matière ne vous inquiétez pas, il n’y a aucune histoire de dates ennuyeuses mais plutôt des anecdotes intéressantes sur certains peuples (comme les mongols), sur certains animaux (yacks, chameaux…) et surtout sur des coutumes dans certaines villes : à Mossoul, on tisse la mousseline, en Chine, on utilise les billets et non pas uniquement les pièces, etc… Ce qui est intéressant avec toutes ces anecdotes, c’est le fait que comme ce sont des choses qu’on voit couramment aujourd’hui, on comprend leurs origines car à l’époque, c’était de grandes découvertes ! En plus d’apprendre des choses sur des peuples, des coutumes ou des animaux, on en apprend beaucoup sur les voyages : ce qui est long, ce qui est pénible, la façon dont se déroulent les voyages, les dangers dans certains endroits (les esprits du désert…) et bien d’autres choses encore !

J’ai bien aimé ce livre, même si il est non pas volumineux mais long à lire. Je conseille beaucoup ce livre aux gens qui veulent apprendre des choses, à ceux qui veulent s’imaginer de beaux paysages ou simplement aux gens qui s’ennuient.

Mais comme il y a toujours quelques points négatifs, voici la liste des choses qui ne son pas aussi bien dans ce récit :

- je trouve qu’il y a certains moments un peu trop répétitifs, mais ce n’est pas abusif non plus.

- le récit, bien que très bon, est un peu trop long : il y a certains passages qu’on pourrait éviter, comme lorsque le voyage n’a pas encore commencé car il s’y passe à peu près toujours la même chose. Si vous commencez à lire mais que vous trouvez le début long, dites vous que la page 47 passée, le récit sera bien moins répétitif.

Extraits

Source de la photo de Venise : http://www.fr.lastminute.com/content/site_fr_brg/fr/week-end-pas-cher/week-end-venise/_jcr_content/par2/cmp_bootstrap_row_bs_0/sub_par1/cmp_img_001_0/image.img.jpg/1422956468911.jpg
A part cela, toutes les photographies et les dessins sont à moi.

5e1 Anitza 

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8 Réponses à “MARCO POLO, LA GRANDE AVENTURE”

  1. lucie dit :

    j’ai beaucoup aimé ta présentation mais je n’ai toujours pas compris qui étaient les frères polos.
    A part ça,tout était très bien et complet. Bravo!

  2. Anna dit :

    J’adore ton travail il est super intéressant et il m’a donné envie de lire ton livre!:P :D

  3. jade H dit :

    Tu dessines trop bien :) !!!!!!!

  4. rabelaisblog dit :

    C’est très bien Anitza! J’adore

  5. Jeanne L dit :

    J’adore tes dessins, ils sont hyper beaux et tes commentaires sur le livre sont aussi intéressants, ça nous donne envie de le lire!:)

  6. AKAzandjian dit :

    Merci c’est très gentil, c’est cool que ça te donne envie de lire !

  7. Anonyme dit :

    super et tres complet !

  8. Anonyme dit :

    j’adore ton exposé est super ça me donne envie de lire ton livre

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