Si mon livre était un lieu, ce serait un cimetière. Dans ce livre, Jean Rezeau est constamment battu, persécuté par sa mère Paule. Jean et ses frères, Cropette et Frédie, la surnomment même Folcoche (diminutif de Folle et Cochonne ). Ce surnom apparaît pour la première fois page 42 :
<< La folle ! La cochonne ! >> répétait Frédie en se déshabillant, si haut que ses injures traversaient la cloison. Et, tout à coup, contractant ces termes énergiques, il rebaptisa notre mère : << Folcoche ! Saleté de Folcoche ! >>
Nous ne la connaîtrons plus que sous ce nom. Ils la surnomment ainsi en raison de son extrême méchanceté et de sa dureté envers ses 3 enfants. Dans un cimetière tout est sinistre..
5 adjectifs pour décrire ce livre
CAPTIVANT
Jean nous raconte l’évolution de sa relation avec sa mère au sein de La Belle Angerie qui est le manoir familial des Rezeau, le « siège social, depuis plus de 200 ans, de la famille Rezeau » selon Jean (page 9). L’histoire se déroule à partir de l’été 1922. L’histoire nous captive car on veut savoir comment Jean et ses frères vont se venger de leur mère et comment cette relation tendue va évoluer.
REALISTE
Tout ce qui se passe dans ce livre est en partie autobiographique, et tout ceci n’est pas surréaliste ni exagéré. Il existe en effet des parents extrêmement durs et violents avec leurs enfants, ce qui nous laisse largement imaginer les événements qui ont inspiré le romancier…
HAINE
Les enfants Rezeau haïssent leur mère, comme le dit si bien Jean, page 52:
« Non, ma mère, il n’y a plus qu’un seul verbe qui compte ici,
et nous le déclinons correctement à tous les temps.
Je te hais, tu me hais, il la haïssait, nous nous haïrons,
vous vous étiez haïs, ils se haïrent ! »
Ils la détestent au point de vouloir la tuer, comme dans le chapitre 16 où les enfants Rezeau se baladent en bateau sur la rivière près de La Belle Angerie ; leur mère Folcoche leur dit de revenir. Jean a concocté un plan macabre : ils passent sous une petite passerelle, devinant que leur mère essaierait de sauter de la passerelle dans le bateau pour leur donner une correction. C’est exactement ce qui se produit : Folcoche saute de la passerelle mais au dernier moment Jean fait virer la barque vers la gauche, laissant alors leur mère tomber dans la rivière, dans l’horrible but qu’elle se noie. Lorsqu’elle essaie de rejoindre le rivage, ils tentent même de lui fendre le crâne en la heurtant avec leur bateau mais elle les esquive et parvient à sortir de l’eau.
Si ce livre était un son
Ce serait le son d’une baffe car dès la page 22 lorsque la famille Rezeau va accueuillir Folcoche sur le quai de la gare, lorsque les enfants courent vers elle pour l’embrasser, elle les gifle violemment , prétendant qu’elle veut descendre du train tranquillement. A partir de là se succèderont de nombreuses paires de baffes données par Mme Rezeau..
Si mon livre était une couleur ce serait le noir. Couleur du désespoir, de la mort, de la nuit.. Jean Rezeau est constamment triste en raison de la vie impossible que lui mène sa mère (exemple dans le chapitre 7, où l’on apprend que Folcoche n’hésite pas à planter sa fourchette dans le dos de la main de ses enfants à table, quand ceux-ci se tiennent mal.) , des idées morbides le suivent, il n’est pas heureux du tout. Il espère des changements, mais sa mère continue de le persécuter, de le frapper, lui et ses frères..
Si mon livre était un animal ce serait le renard.Animal sournois qui attaque souvent ses proies par derrière, il agit comme Folcoche. Elle ne prévient jamais quand elle donne un coup, elle le fait encore moins quand elle prépare un piège pour que l’on accuse à tord ses enfants, exemple page
Un nouveau titre pour ce livre ?
Vengeance à Folcoche !
On apprend en effet page 52 que Jean et ses frères inscrivent sur tous les arbres du parc et tous les arbres de l’allée menant à La Belle Angerie deux lettres : V.F. qui veulent dire Vengeance à Folcoche !
Si mon livre était une oeuvre d’art, ce serait La vielle femme grotesque de Quentin Metsys (1513) car sur ce tableau on voit une femme très laide et dans le livre, Jean et ses frères n’arrêtent pas de répéter que leur mère est laide, qu’elle a un gros menton, un très grand nez, des cheveux secs.. Ce tableau représente bien l’idée que les enfants Rezeau ont de leur mère.
Paris en 1482, le Moyen-Age, le temps des cathédrales. Aux portes de Notre Dame se joue un drame.
Esméralda (une boémienne), victime du désir qu’elle déclenche, est enlevée sur l’ordre de Frollo par le sonneur de cloche Quasimodo puis est libérée par le jeune et beau capitaine Phoebus dont elle s’éprend. Mais celui-ci est poignardé par Frollo, qui met le meurtre sur les épaules d’ Esméralda, laquelle est emprisonnée par la suite. Elle est cette fois délivrée par Quasimodo , épris d’elle, qui la conduit dans les toits de la cathédrale. Les truands de la Cour des Miracles, inquiets, assaillent l’édifice et livrent, sans s’en douter , Esméralda à son pire ennemi, Frollo. Elle sera pendue sous l’oeil cynique de ce dernier. Quasimodo, poussé par Frollo du haut de Notre Dame, meurt dans les bras d’Esméralda dans le charnier où elle repose.
Si je devais associer une couleur à cette histoire, ce serait le noir, pour la noirceur du coeur de Frollo et pour l’éternel repos dans lequel sont plongés Esmrélda, Phoebus et Quasimodo.
Cette histoire éveille en moi un sentiment de colère et d’injustice
La colère, pour la façon dont Frollo pense pouvoir disposer corps et âme d’Esméralda. Mais aussi pour l’abus de pouvoir et la cruauté de Frollo face à la cour des Miracles.
L’injustice, pour la manièrent dont se terminent les vies de Phoebus, d‘Esméralda et encore plus de Quasimodo, prises dans une telle violence, qu’elles en perdent tout leur sens. Mais aussi pour le mal qui l’emporte sur le bien, la violence sur l’amour et finalment, la mort sur la vie.
Mais il y a malgré tout quelques points réconfortants :
Frollo perd finalement la femme qu’il voulait sienne et porte en son âme et consience la mort de deux hommes qu’il savait bons.
Mais le point le plus important à mes yeux et le plus précieux est le fait qu’un personnage comme Quasimodo ait connu l’amour avant de mourir.
Pour moi les paysages qui correspondraient le plus à ce roman seraient:
une terre glaciale ou bien un désert brûlant.
Pourquoi ce choix ?
Et bien pour les raisons suivantes : ce sont des lieux où nôtre survie se joue, grâce à notre équipement et à nôtre capacité à dominer les éléments perturbateurs. Comme Frollo qui malgré les rebondissements allant contre sont camp, finit, de part son influence et son pouvoir, par semer le chaos et la mort.
S’il fallait renommer ce texte, je l’intitulerais:
« L’ardeur d’aimer »
ou bien
» Le feu et la glace »
Si ce texte devait ce traduire en mélodie, à mon oreille il se transformerait en la Consalation n°3 de Franz Litz. Je ne saurais expliquer pourquoi ce texte m’inspire ce morceau, car rien d’autre ne me vient à l’esprit que le silence.
Et si ce roman était une oeuvre d’art, elle serait à mes yeux, la fresque recomposée du Parthénon d’Athènes qui se trouve au British Museum à Londres. Je choisis cette oeuvre car dans les différentes scènes qui s’y trouvent, on peut voir de la violence, des combats de la colère…Mais également ( en moindre quantité) des scènes d’amour et de tendresse. Et il est vrai qu’en lisant ce livre, on a tendance (tout comme en regardant la fresque) à oublier le sujet qui fonde l’histoire : L’amour
J’ai choisi ce livre pour comprendre la société ouvrière de la fin du 19ème siècle. Il raconte la vie d’une blanchisseuse, Gervaise. Nous suivons le cours de sa vie et celle de son entourage entre problèmes de couple, alcool, accident de travail et la faim.
L’écrivain décrit l’instant présent de Gervaise, une blanchisseuse parisienne de la fin du XIXème siècle avec détails et précisions. On apprend donc l’organisation de la société de l’époque entre bourgeois et ouvriers, les oppositions politique entre les défenseurs de la République et ceux de l’Empire. Par ailleurs, la condition ouvrière décrite par Zola est différente de celle d’aujourd’hui. Les ouvriers employés travaillent 12 heures par jour dans des conditions difficiles, sans sécurité. En cas d’accident il n’y a aucune prise en charge.
Dans ce contexte, Gervaise apparaît d’abord comme une femme volontaire, libre et attachante, mais qui malgré ses efforts sombrera dans la pauvreté et le désespoir. Ce livre est une histoire sombre écrite par Zola en 1877.
-Si mon livre était une couleur, ce serait le vert foncé car c’est une couleur qui représente l’élément positif, la continuité de la vie et l’espoir. Il montre que l’on peut rebondir d’un moment négatif à un moment positif mais aussi s’écrouler. Le foncé représente la difficulté du contexte dans lequel vivent Gervaise et ses proches.
-Si le livre était un animal je choisiraisl’abeille car c’est un animal constructeur et social, il fait tout pour protéger sa ruche et son miel. On pourrait comparer l’abeille à Gervaise qui travaille pour les siens, qui vie en société et qui est solidaire. Tout comme l’abeille elle a un but précis dans la vie. Elle travaille beaucoup pour l’avenir de sa famille comme l’abeille qui le fait pour la reine.
Mais contrairement à l’abeille, Gervaise dans la deuxième partie du livre sombre dans le désespoir et meurt.
1ère partie 2ème Partie
-Si le livre était un tableau, je choisirais The Outcast de R. Redgrave peint en 1851. Ce tableau représente la condition de la femme au 19ème siècle. On peut le comparer à la situation de Gervaise qui perd son mari au début du livre et ce qu’elle endure tout au long de l’histoire. Le titre du tableau est très significatif, The Outcast qui veut dire » Les Parias « . Cela montre bien comment était la classe prolétarienne à cette époque. Liens sur le peintre et sur le tableau (en anglais)
-Si le livre était un paysage, ce serait la ville car au 19ème siècle, c’est le développement des villes et de l’industrie. Les personnes habitent dans des appartements modestes, des usines se créent et les villes s’agrandissent. Les ouvriers s’entassent dans les quartiers pauvres.De nouveaux boulevards sont percés comme les boulevards de Magenta et d‘Oran, cité dans le livre.
- Si mon livre était une musique je choisirais Ocean Of Memoriesque l’on retrouve dans Titanic. C’est une musique que l’on pourrait qualifier de triste mais qui garde toujours un effet de sérénité. On peut donc la comparer à la vie de Gervaise qui est accablante mais qui garde toujours une lueur d’espoir. Malheureusement comme à la fin de la musique, Gervaise perd espoir et sombre.
- Si le livre était un film je choisirais Les Misérables, une adaptation du roman de Victor Hugo qui dépeint bien la vie de l’époque tout comme l’assommoir de Zola. La condition des femmes et la pauvreté ouvrière est marquante dans les deux oeuvres. Mais contrairement aux Misérables, l’histoire de Gervaise se finit mal.
- Ce livre est Instructif car il dépeint bien la situation sociale de la classe ouvrière du 19ème siècle. Ce livre est donc très réaliste, on pourrait même parler de Réalisme poussé à l’extrême, c’est le Naturalisme.
En 3 citations
« -Ça ne promet pas beaucoup de bonheur, » Dit Gervaise quand Coupeau lui demanda sa main.
*
« Naturellement, à mesure que la paresse et la misère entraient, la malpropreté entrait aussi. »
*
« Quand on est mort, c’est pour longtemps. »
(Cette citation se rapporte à la mort de Coupeau à la fin du livre.)
Un nouveau titre ?
Le naturalisme :
Mouvement artistique, peinture, littérature, dont l’objectif est de peindre ou décrire les travers d’une personne représentant l’ensemble d’un corps social ou de métier. Ainsi, la pauvreté et les difficultés des populations ouvrières avec Zola et Hugo, l’arrivisme des journalistes avec Maupassant, ou la méchanceté des bourgeois avec Stendhal…
Lucie et Sarah ont souhaité parler de musique à leurs camarades allemands :
Tryo
Tryo ist meine Lieblingband, sie ist eine Reggae-Band aus Frankreich.
Tryo ist 1995 entstanden. Es gibt fünf Personen in der Band.
Ich mag den Song « Mam’selle bulle »
Mathilde P.
Mam’selle Bulle avait un rêve un peu spécial
Pour une bulle, quitter la terre c’est peu banal
Mam’selle Bulle?
Comme un funambule qui rêverait de s’envoler
A l’envol d’un ballon, Bulle s’est accrochée
Championne de l’aviation,
Bulle commence à s’élever
Au dessus des arbres, un alpiniste anglais
Lui indique le haut d’la montagne, mademoiselle n’est pas rassurée
Elle se demande, où le ballon se dirige
Mademoiselle tout en haut, avez vous le vertige ?
Mam’selle Bulle avait un rêve un peu spécial
Pour une bulle, quitter la terre c’est peu banal
Mam’selle Bulle?
Comme un funambule qui rêverait de s’envoler
Balayés, par un vol d’hélicoptère,
C’est fou le nombre d’habitants qu’on peut croiser en l’air
Guidé par les planeurs, le bourdon d’un U.L.M.
Qui tire derrière lui un drapeau avec écrit « je t’aime ! »
Dire bonjour aux avions, croiser les hôtesses de l’air
Des colombes, des pigeons, battant des ailes à l’envers
Mam’selle Bulle
Traverse les nuages
Enfile un pull
Il fait froid au dessus des orages
Mam’selle Bulle
Comme un vers luisant qui rêverait d’un feu follet
Mam’selle Bulle tourne la tête en arrière
Elle aperçoit un point qui ressemble à la terre
Faut faire vite ! Une bulle, ça peut éclater
Elle croise Spoutnik, le satellite, qui lui a tout expliqué
Mam’selle Bulle
N’est pas très noctambule
N’a pas prévu dans son paquetage
Qu’il ferait noir dans les nuages
Mam’selle Bulle?
Comme un papillon de nuit vers l’étoile qui l’éblouit
Au ciel étoilé, Bulle s’est accrochée
Et c’est dans la voie lactée que mam’selle décida d’habiter
Ainsi dans le ciel, depuis des millions d’années
Madame la terre observe cette bulle illuminée
Chaque soir, quand la nuit vient à tomber
Mam’selle Bulle sur nous veille
Jusqu’à ce que le Soleil l’interpelle
Mam’selle Bulle?
Mam’selle Bulle?
Comme un funambule qui rêverait de s’envoler
Mam’selle Bulle avait un rêve un peut spécial
Pour une bulle, quitter la terre c’est peu banal
Mam’selle Bulle?
Comme un funambule qui rêverait de s’envoler
Autorise le rock à la radio
Les nouveaux morceaux sont beaux
- J’adore! Plus fort!
- Chut! Moi je dors encore… Alors, DEHORS!
-Ok, ok, je sors. Donne-moi mon manteau et mon chapeau.
- Mais il fait chaud, idiot
- C’est faux! La météo dit que l’automne commence.
- Oh! La la! Ce n’est pas possible! Il fait moche?
- Alors, DODO!
Texte : Ecriture collective CLA – 21 septembre 2011
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