LA NATURE À SAINT-MAUR DES FOSSÉS
Posté par rabelaisblog le 22 mai 2013
La nature à Saint-Maur à travers la poésie et la photographie
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A Saint-Maur, la nature est présente partout. Dans les jardins, sur le bord des routes, de la Marne ou dans les parcs. Je vous invite à la découvrir, illustrée par quelques poèmes, écrits du 16ème au 21ème siècle.
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Au cours du 16ème siècle :
Odes , I, 17 (1524, Vendômois)
Mignonne, allons voir si la rose
Qui ce matin avait déclose
Sa robe de pourpre au Soleil,
A point perdu cette vesprée
Les plis de sa robe pourprée,
Et son teint au vôtre pareil.
Las ! voyez comme en peu d’espace,
Mignonne, elle a dessus la place
Las ! las ! ses beautés laissé choir !
Ô vraiment marâtre Nature,
Puisqu’une telle fleur ne dure
Que du matin jusques au soir !
Donc, si vous me croyez, mignonne,
Tandis que votre âge fleuronne
En sa plus verte nouveauté,
Cueillez, cueillez votre jeunesse :
Comme à cette fleur la vieillesse
Fera ternir votre beauté.
Pour en savoir plus sur Ronsard : http://fr.wikipedia.org/wiki/Pierre_de_Ronsard
Au cours du 17ème siècle :
Une Tortue était, à la tête légère,
Qui, lasse de son trou, voulut voir le pays,
Volontiers on fait cas d’une terre étrangère :
Volontiers gens boiteux haïssent le logis.
Deux Canards à qui la commère
Communiqua ce beau dessein
Lui dirent qu’ils avaient de quoi la satisfaire :
Voyez-vous ce large chemin ?
Nous vous voiturerons, par l’air, en Amérique,
Vous verrez mainte République,
Maint Royaume, maint peuple, et vous profiterez
Des différentes mœurs que vous remarquerez. [ ... ]
Pour en savoir plus sur Jean de la Fontaine : http://fr.wikipedia.org/wiki/Jean_de_La_Fontaine
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Au cours du 18ème siècle :
Mais telle qu’à sa mort pour la dernière fois,
Un beau cygne soupire, et de sa douce voix,
De sa voix qui bientôt lui doit être ravie,
Chante, avant de partir, ses adieux à la vie,
Ainsi, les yeux remplis de langueur et de mort,
Pâle, elle ouvrit sa bouche en un dernier effort [ ... ]
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Pour en savoir plus sur André Chenier : http://fr.wikipedia.org/wiki/Andr%C3%A9_Ch%C3%A9nier
Au cours du 19ème siècle :
Moi, je suis la tulipe, une fleur de Hollande ;

Dans mon jardin
Et telle est ma beauté, que l’avare Flamand
Paye un de mes oignons plus cher qu’un diamant,
Si mes fonds sont bien purs, si je suis droite et grande.
Mon air est féodal, et, comme une Yolande
Dans sa jupe à longs plis étoffée amplement,
Je porte des blasons peints sur mon vêtement.
Gueules fascé d’argent, or avec pourpre en bande.
Le jardinier divin a filé de ses doigts
Les rayons du soleil et la pourpre des rois
Pour me faire une robe à trame douce et fine.
Nulle fleur du jardin n’égale ma splendeur,
Mais la nature, hélas ! n’a pas versé d’odeur
Dans mon calice fait comme un vase de Chine.
Pour en savoir plus sur Théophile Gautier : http://www.theophilegautier.fr/
Au cours du 20ème siècle:
Dans une odeur de lilas
De quel côté du sommeil
T’ai-je ici laissé ou là
Je dormais dans ta mémoire
Et tu m’oubliais tout bas
Ou c’était l’inverse histoire
Etais-je où tu n’étais pas ?

Lilas dans mon jardin (2012)
Je me rendors pour t’atteindre
Au pays que tu songeas
Rien n’y fait que fuir et feindre
Toi tu l’as quitté déjà
Dans la vie ou dans le songe
Tout a cet étrange éclat
Du parfum qui se prolonge
Et d’un chant qui s’envola
O claire nuit jour obscur
Mon absente entre mes bras
Et rien d’autre en moi ne dure
Que ce que tu murmuras
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Pour en savoir plus sur Louis Aragon : http://www.larousse.fr/encyclopedie/personnage/Aragon/105904
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Au début du 21ème siècle:
Un trèfle à quatre feuilles
Est dur à dénicher
En voir un on le cueille
Avec dextérité.
La plupart ont trois feuilles
Et poussent à foison,
Mais c’est le seul qu’on cueille
Au milieu du gazon.
On dit qu’il porte chance
Et beaucoup de bonheur.
C’est sa rare présence
Qui en fait la valeur.
On le met dans un livre
Pour bien le conserver
Ainsi il peut survivre
Aplati et séché.
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Je n’ai pas trouvé de biographie sur Robert Calmels mais je vous propose un des ses autres poèmes:
http://muze15.canalblog.com/archives/2011/04/11/20824874.html
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J’espère que les poèmes vous ont plu. A bientôt
Amélie, 4°8
Publié dans POESIE, SAINT-MAUR | 1 Commentaire »




















































