LETTRES DE L’INTERIEUR

Posté par rabelaisblog le 10 décembre 2013

LETTRES DE L'INTERIEUR dans LECTURES CURSIVES lettre-de-linterieur-195x300

Si mon livre était…

 

solitude-300x300 dans RECITS  un état… Ce serait la solitude car Tracey, une adolescente qui est dans une prison pour mineurs, se sent seule, ce qui la pousse à laisser une annonce pour découvrir le quotidien d’une adolescente ordinaire, qui va être Mandy, cette dernière étant une adolescente qui a une vie en apparence parfaitement banale. Cette correspondance va  devenir un échange épistolaire où elles s’écriront leur vie. Quand Mandy découvre que Tracey est en prison, on pourrait croire que leur échange de lettres va se termine alors qu’en fait, elles vont continuer à s’écrire malgré leurs grandes différences de milieu sociale principalement. Quand l’une ne répond pas aux lettres de l’autre, on voit l’inquiétude que ressent celle qui attend la réponse. 

 2O juin 
Trace, ne me fais pas ça. Je peux tout supporter sauf le silence. Si tu préfères qu’on arrête de s’écrire, ce sera comme tu veux, même si moi j’ai envie de continuer. Mais, au moins, il faut que je sache la vérité, je t’en prie, réponds. 

 

main-ecriavnt-lettre-300x273

Un objet… Ce serait un stylo car c’est le seul lien qui unit les deux filles. Un stylo  pour écrire leurs lettres, et donc pour communiquer leurs pensées, idées et expressions, ce qui rend l’histoire plus intéressante car ces deux jeunes filles qui ont une vie opposée, partagent quand même de nombreux liens qui les rapprochent comme la solitude et la curiosité.

L’écriture les apaise et les éclaire sur leur vie et elle leur permet aussi de s’ouvrir aux autres et au monde.

L’intérêt d’un roman de lettres, c’est que le lecteur peut se mettre à la place du correspondant des lettres ce qui lui donne  l’impression que l’histoire est vraie.

 

 

 

epluchage-artichaut1-300x150  Un aliment… Ce serait un artichaut car extérieurement, un artichaut est sauvage alors qu’à l’intérieur, plus on arrache ses feuilles,  plus on décèle son cœur tendre, égal à celui de Tracey, qui s’est adoucit grâce à cet échange de lettres. Plus on tourne les pages, plus on arrive au coeur de l’histoire, ce qui réfère à l’artichaut.

« Je me demande s’ils n’ont pas raison ici sur moi, si je ne suis pas en train de m’adoucir… »

 

Cette citation d’un passage d’une lettre écrite par Tracey montre qu’elle-même remarque ses changements par rapport à avant, c’est-à-dire au temps où elle n’écrivait pas.

loup-en-cage-300x225 

Un animal… Ce serait un loup en cage car Tracey, se montre souvent très agressive, ce qui fait fuir toute personne qui croise son chemin. Au fil des lettres qu’elle écrit à Mandy, on découvre que cette jeune fille est une personne de bon coeur, qui a comme des instincts de douceur et d’amabilité.

« Je frime dur en ce moment: j’aide à faire les lits, laver la vaisselle, ranger le linge. Plus charmante, tu meurs. »

Ce passage nous indique les efforts que Tracey accomplie depuis qu’elle se dévoile plus à Mandy. C’est l’écriture qui l’aide à changer.

 

 

 Une fonction… Ce serait juge car c’est une personne qui représente l’autorité et applique les règles, ce qui  est en relation avec l’incarcération de Tracey qui est finalement juste, malgré la souffrance que lui provoque cet emprisonnement. Elle arrive à prendre conscience de ses fautes, qui restent cachées tout au long de l’histoire et pourtant, Tracey ne renie jamais la gravité de ce qu’elle a fait.

« De toute façon, pourquoi crois-tu que je suis ici? Pour avoir piqué un Mars? Pris le train sans billet? Pas rendu mes bouquins de bibliothèque à la bonne date? (…) Je sais que je devrais être désolée, je le suis, mais alors je me mets à penser à tout ce fatras et je deviens trop dingue pour regretter aussi profondément et sincèrement que je devrais. »

« Je ne suis pas en train de geindre. J’ai mérité ce qui m’arrive, peut-être encore plus. »

Ce qu’elle dit nous montre bien qu’elle affirme avoir fait de graves erreurs, en revanche, elle ne les regrette pas, ce qui nous amène à penser qu’elle aimait faire des bêtises. Aurait-elle un mauvais fond? Ou alors, elle préfèrait sa vie d’avant à la prison, ce qui expliquerait qu’elle ne regrette rien. 

un-juge

Un paysage… Ce serait un paysage volcanique car un volcan en éruption est un phénomène incontrôlable de la nature, comme les colères de Tracey. Mais parfois le volcan est endormi, ce qui représente les moments calmes de Tracey. Cette comparaison fonctionne aussi pour Mandy et Steve, son frère violent

« Quand  Steve est en colère (…) il ne sait réagir que violemment. Il devient glacé – ses yeux sont morts, impossible de lui parler, son visage est livide et sa voix ressemble à celle d’un robot. (…) Il m’a battu quelquefois. Il m’a tordu le doigts en arrière, tordu les bras dans le dos, mise à genoux, donné des coups de pied entre les jambes, toutes sortes de trucs. »

Ce passage nous raconte la cruelle violence que subit Mandy à cause de son frère, ce qui est un lien avec la violence constante que subit aussi Tracey, dans sa prison au fond du Bloc A. C’est pourquoi, Tracey ne voulait pas parler de Steve car cela lui faisait penser à son passé et à sa vie présente, qu’elle essaie d’oublier, grâce à sa correspondance avec Mandy.

 » Je voulais savoir à quoi ressemblait la vraie vie. Je voulais savoir ce que font les gens normaux. (…) C’est pour ça que j’ai détesté savoir pour ton frère, parce que quand tu t’es mise à parler de lui, des bagarres et tout, tu te mettais à me ressembler ou à n’importe qui ici. Et je ne voulais pas ça. Vingt-quatre heures par jour, j’ai mon compte. »

volcan-en-ebullition

munch-235x300

 

Une œuvre d’art… Ce serait  Le Cri  d’ Edvard MUNCH car il représente le mal être, l’angoisse, la solitude et une forme d’appel au secours, proche du contenu des lettres que s’envoient les deux filles.

« Mandy, ne me sers plus tes foutaises comme quoi la taule serait intéressante. (…) Cet endroit est un trou. Qui t’aspire, qui te bouffe, plus que tout ce que j’aurais imaginé et c’est dur de garder mon calme quand tu m’écris, en gros, que ça a l’air chouette. (…) J’ai juste explosé quand j’ai lu le premier paragraphe de ta lettre. »

Ce texte décrit la souffrance que Tracey éprouve dans la prison, au fin fond du Bloc A. Par ces mots, elle exprime vraiment une forme d’appel au secours.

 

 

 

Mon livre en trois mots :

HUMAIN-POIGANT-CAPTIVANT.

 Ce livre est humain car en le lisant, j’ai reconnu une réelle humanité présente en chacun de nous. J’ai ressenti une réelle compassion envers ces deux jeunes filles car cette humanité est présente en chacun de nous, je la définirais comme une caractéristique de l’Homme qui est singulière à chacun de nos actes et à nos pensées.

Ce livre est poignant car certains passages  montrent le malheur, la solitude et la fragilité des deux filles:

 » J’ai commencé à lire l’article et découvert que c’était mon père qui avait commis le meurtre… »

- Ce livre est captivant car jusqu’à la fin, le suspense est toujours présent. Qui le père de Tracey a t-il tué? Qu’est ce que Mandy a fait pour se retrouver en prison? Steve cessera-t-il enfin d’être violent avec sa soeur? Ou au contraire sa violence va-t-elle s’aggraver?l’

 L’auteur:

john-marsden

  John Mardsen est né le 27 septembre 1950 en Australie. Il est un écrivain australien, enseignant et directeur d’école. Dans sa jeunesse, Mardsen est devenu dépressif. Il commençait à avoir des pensées suicidaires et son psychologue lui a conseillé d’aller dans un hôpital psychiatrique. Son séjour à l’hôpital lui a été très utile car il a commencé à apprendre beaucoup sur ses sentiments et son rapport aux autres. Ensuite, il a commencé à écrire des romans pour adolescents. Ces oeuvres les plus connues sont: la série de romans « Tomorrow » et le livre  » Lettres de l’intérieur ».

edvard-munch-portrait

L’artiste :

Edvard Munch est né le 12 décembre 1863 à Loten , en Norvège.  En 1868, sa mère meurt de la tuberculose et sa soeur meurt de même peu après. Ses tableaux reflètent avec réalisme la maladie, la mort, la tristesse et la solitude. Il devient un grand artiste du XXème siècle.  Munch meurt en 1944.

Un nouveau titre pour ce livre ?

Ce serait  Au fond du cri car ces deux adolescentes éprouvent une grande souffrance qu’elles ont envi d’expulser, au plus profond de leur cœur, par exemple en criant. Ce titre correspond aussi aux cris qui peuvent s’entendre, au fond de la prison, dans le Bloc A où se trouve Tracey.

«  Quand j’ai commencé à lire ta lettre, je suis entrée dans une telle rage que j’ai eu du mal à terminer. (…) J’étais si furax que j’ai balancé ta lettre. Avec l’intention de ne plus jamais t’écrire. (…) Je l’ai gardée deux jours, puis en fin de semaine je me barbais tant et je devenais tellement dingue à force de ne rien faire que je l’ai relue. Ca m’a encore fait exploser, mais au moins quand tu exploses tu sais que tu es vivante. « 

Cet extrait montre la rage – les « cris » – intérieurs, présents dans le coeur de Tracey, mais cette rage l’aide à expulser sa colère, ce qui la pousse à réfléchir, donc à avancer et à faire de meilleurs choix.

Une nouvelle couverture ?

au fond du cri juliette

 

 Mon impression sur le livre…

Je pense que la forme d’un roman par lettres donne une sensation de réalité, par l’intermédiaire de l’en-tête qui est toujours présente dans une lettre. Comme ces lettres sont intimes, on se reconnait aussi dans le langage de l’écriture. J’ai beaucoup aimé ce livre car il fait réfléchir : Malgré les différences de milieu social, si importante dans la société   on découvre que finalement ces deux jeunes filles ont de grands points communs, elles ne sont pas si différentes.  Je conseille ce livre aux personnes qui aiment les histoires très émouvantes…

Image de prévisualisation YouTube

http://www.dailymotion.com/video/x187h89

Juliette 4°7

Publié dans LECTURES CURSIVES, RECITS | 4 Commentaires »

RENCONTRE AVEC ANNE PLICHOTA ET CENDRINE WOLF

Posté par rabelaisblog le 10 octobre 2013

RENCONTRE AVEC ANNE PLICHOTA ET CENDRINE WOLF dans A ECOUTER rr-logo-small-300x197

Rencontre des 2 auteures de la série fantastique Oksa Pollock avec Léo, Ewen & Nell.

56y4k-_2 oksa pollock dans RABLOG RADIO

Prix ados coup de coeur de Saint-Maur en Poche

Vidéo de l’entretien au café littéraire :

Image de prévisualisation YouTube

RABLOG RADIO est aussi sur Sounds-Map


Publié dans A ECOUTER, RABLOG RADIO, RECITS, SAINT-MAUR EN POCHE | 1 Commentaire »

RENCONTRE AVEC JEAN-PHILIPPE BLONDEL

Posté par rabelaisblog le 3 juillet 2013

RENCONTRE AVEC JEAN-PHILIPPE BLONDEL dans A ECOUTER rr-logo-small-300x197

blog-couverture-livre actes sud dans RABLOG RADIO

Sarah et Béatriz sont intervenues au café littéraire avec Gérard Collard et Valérie Expert parce qu’elles ont adoré

Blog écrit par Jean-Philippe Blondel.

blondel2-300x169 blog dans RECITS

Et l’entretien s’est poursuivi  dans la barque du Cafézoïde.

Blog a eu beaucoup de succès dans nos classes et il est arrivé 2ème dans nos sondages pour notre prix ados Saint-Maur en Poche 2013. De l’éducation aux médias aux conflits de générations ce livre questionne parents et ados et plaît autant aux uns qu’aux autres. Jean-Philippe Blondel voudrait être « un pont » entre littérature générale et littérature ado et il y réussit à merveille !

Publié dans A ECOUTER, RABLOG RADIO, RECITS, SAINT-MAUR EN POCHE | 2 Commentaires »

Mr. P. Chapitre 3 : RABLOG RADIO LE FEUILLETON

Posté par lryf le 26 avril 2013

Mr. P. Chapitre 3 : RABLOG RADIO LE FEUILLETON dans A ECOUTER mrp-chapitre-2et3blog

Une mise en voix de Mr. P.  offerte par Léo, 3°4

Articles liés :

Mr. P. Chapitre 1 : RABLOG RADIO LE FEUILLETON

Mr. P. Chapitre 2 : RABLOG RADIO LE FEUILLETON

Publié dans A ECOUTER, RABLOG RADIO, RECITS | 2 Commentaires »

Mr. P. Chapitre 2 : RABLOG RADIO LE FEUILLETON

Posté par rabelaisblog le 18 avril 2013

Mr. P. Chapitre 2 : RABLOG RADIO LE FEUILLETON dans A ECOUTER mrp-chapitre-2et3blog

Une mise en voix de Mr. P.  offerte par Léo, 3°4

Le chapitre 2 tant attendu

Article lié :

Mr. P. Chapitre 1

 

 

Publié dans A ECOUTER, RABLOG RADIO, RECITS | 3 Commentaires »

Mr. P. Chapitre 1

Posté par rabelaisblog le 17 février 2013

Une mise en voix de Mr. P.  offerte par Léo, 3°4

roman écrit par un ancien élève et dont le premier chapitre a été publié sur le Rablog en mai 2012

Mr. P. Chapitre 1 dans LECTURES OFFERTES mrp-chapitre-1blog


Publié dans LECTURES OFFERTES, RABLOG RADIO, RECITS | 6 Commentaires »

LA PETITE CHARTREUSE

Posté par rabelaisblog le 26 janvier 2013

LA PETITE CHARTREUSE dans A ECOUTER la-petite-chartreuse-pierre-peju-texte-844x1024

Exercice de style : A la façon de Pierre Péju, les 3°4 se sont mis à la place d’Eva

et ont imaginé  son discours intérieur en employant uniquement des propositions relatives

en veillant à ce qu’il n’y ait pas de verbe dans les propositions principales.

A écouter !

la-petite-chartreuse dans RECITS

Publié dans A ECOUTER, RECITS | 1 Commentaire »

ULTIMA LLAMADA

Posté par rablogespagne le 24 janvier 2013

   UN  DERNIER  APPEL :  TIM  BOWLER

ULTIMA LLAMADA dans RECITS ultima-llamada-tim-boweler

Dusty reçoit l’appel d’un garçon. il lui dit qu’il est en train de mourir et qu’il a besoin de parler à quelqu’un. Elle découvre bientôt que l’étrange garçon en sait trop sur sa vie et sur la disparition de son frère, Josh. Pour découvrir la vérité, elle doit trouver le garçon mais…

Comment trouvez-vous quelqu’un que l’on ne connaît pas?

   Alicia Muñecas Tomás 2º ESO A

Partenariat européen

Publié dans RECITS | 2 Commentaires »

IRRESISTIBLE ALCHIMIE – PERFECT CHEMISTRY

Posté par rablogespagne le 21 janvier 2013

IRRESISTIBLE ALCHIMIE - PERFECT CHEMISTRY dans AMITIE FRANCO-ESPAGNOLE irresistible-alchimie-300x300                                                                               perfect-chemistry dans RECITS                                      perfect-chemistry-livre

 

 

 

 

 

Publié dans AMITIE FRANCO-ESPAGNOLE, RECITS | 3 Commentaires »

HUNGER GAMES

Posté par rablogespagne le 21 janvier 2013

Hunger Games de Suzanne Collins

 HUNGER GAMES dans AMITIE FRANCO-ESPAGNOLE 9782266182690-186x300

Dans l’avenir, après une grande guerre, il y a un pays (Panem) reconstruit sur les ruines des États-Unis, et formé de douze districts. Le dernier district est le plus pauvre, où habitent Katniss et Peeta, qui sont choisis pour participer aux jeux de la Faim. Les jeux de la faim, c’est une programme de télévision où participent deux jeunes de chaque district. Dans les jeux, il y a une seule règle: survivre.

 

J’aime bien ce roman, parce que c’est une fiction sur la dictature qui peut être implantée après une guerre. C’est intéressant parce qu’il parle de thèmes actuels et quotidiens comme la pauvreté, la faim, la guerre, l’amitié, l’amour, le soulèvement, et la lutte pour survivre.

Pour tous les accros de science-fiction, à lire au plus vite…

 

 

Alicia Sempere Marín (3ºESO A, Collège San Buenaventura – Espagne)

 

Article lié :

HUNGER GAMES tome 1 - par Elodie, 3°2 – 2021

 

 

Publié dans AMITIE FRANCO-ESPAGNOLE, RECITS | 3 Commentaires »

TOBIE LOLNESS

Posté par rabelaisblog le 22 juin 2012

Tobie est un jeune garçon pas tout à fait comme les autres : il ne mesure qu’un millimètre et demi ! Avec ses parents, il vit dans l’Arbre, monde abritant des centaines et des centaines de personnes pas plus grandes qu’un pouce. Il mène une belle vie dans les Cimes de cet Arbre jusqu’au jour où son père, grand scientifique, refuse de livrer le secret d’une invention « révolutionnaire ». Sa famille est tout d’abord exilée, puis condamnée à mort ; mais Tobie  réussit à s’échapper…

Si je devais renommer ce livre, je l’appellerais « Accroche-toi Tobie » car Tobie doit littéralement s’accrocher pour survivre ; il doit résister à la tristesse et à la cruauté de son monde.

Dans ce livre, il dit qu’il est   « un enfant contre le reste du monde »

TOBIE LOLNESS dans LECTURES CURSIVES si-ce-livre-etait

 

margot-notes-de-musique-141x150 dans RECITS 

Une musique, ce serait « Comptine d’un autre été (l’après midi) » de Yann Tiersen, car cette musique est émouvante, à la fois triste et joyeuse, tout comme l’aventure de Tobie. 

L’aventure de Tobie est joyeuse car il lui reste un peu partout dans l’arbre  des gens qui l’apprécient  et qui veulent l’aider à survivre ; il lui reste les souvenirs joyeux de son passé, et au fond de lui il espère que tout va s’arranger.

                                                                               Image de prévisualisation YouTube

margot-yeux

Une partie du corps, ça pourrait être le corps entier car Tobie en a besoin pour survivre (les pieds pour fuir et courir, les mains pour s’agripper, le cerveau pour réfléchir, penser…), mais je pense que le meilleur choix pour ce portrait serait l’œil : grâce à ses yeux, Tobie voit, analyse, découvre de nouveaux paysages, de nouvelles personnes, et revoit les scènes tristes et joyeuses de sa vie…

DSCF3369-300x225 

Un paysage, ça pourrait être n’importe quoi, car Tobie découvre tellement de paysages dans ce monde fantastique dans lequel il vit ; comme  l’Arbre,  ou encore la plaine des Pelés, (où Tobie  découvre des habitants plus gentils qu’on ne pense), les Basses Branches, la maison de Tobie, celle d’Elisha… Mais pour moi, le paysage qui caractérise le plus cette histoire, ce serait le lac de Tobie et d’Elisha, ce lac où ils se sont rencontrés et où ils ont passé le plus de temps ensemble. Pour moi, c’est ce paysage qui caractérise le plus cette aventure car la rencontre entre les deux enfants est un évènement marquant dans la vie de Tobie. Elisha est sa seule amie dans les Basses Branches lors de l’exil.

           « Une branche avait dû s’arracher et laisser un grand trou dans l’écorce
où luisait maintenant un lac d’eau claire ».

DSCF5487-e1326908296312-300x201

 

Un sentiment, ce serait l’amitié car c’est grâce à ses amis que Tobie survit à la haine de son peuple, affronte les difficultés de la vie. Les amis de Tobie sont bien les seuls à l’aider lorsque le jeune garçon est poursuivi par le reste de son peuple.

larbre-du-paradis-150x150

 

 

 

Une œuvre d’art, ce serait « L’arbre du Paradis » de Séraphine de Senlis, car ce tableau me fait penser à « l’ancienne vie » de Tobie (sa vie avant l’exil) : pleine de couleurs, de vie (un arbre en plus !).


Une couleur : ce serait le vert, car dès le début, l’histoire se situe dans un Arbre, qui tient unetache_vert-150x133 place principale dans ce livre. Tobie se balance de feuille en feuille, de branche en branche, court sur l’écorce de cet arbre immense, pour échapper à son propre peuple. La nature est donc omniprésente dans cette histoire, autant pour le mal que pour le bien. Elle est utilisée sous forme d’animaux extravagants, d’armes ou encore d’atouts qui seront précieux à Tobie… le vert est donc la couleur qui convient le mieux à ce récit dont la nature est à l’origine.

p%C3%A8che-150x150Un aliment : ce serait une pêche. Car, quand on la mange, on doit d’abord s’attaquer à la peau, qui est douce, mais qui ne donne pas forcément envie. Puis, une fois qu’on arrive au centre du fruit, la chair est très juteuse et goûteuse et on ne peut pas s’arrêter. Le jus vous met l’eau à la bouche, alors que la peau vous semble parfois douteuse car elle est pleine de poils. Ce livre est exactement semblable à une pêche, car, quand vous commencez à le lire, l’histoire débute doucement, sans problème, mais elle est aussi étrange que la peau d’une pêche, car ligne après ligne, on découvre un monde à part et hallucinant. Mais plus on s’enfonce dans ce monde, plus l’histoire est palpitante et comme le jus de la pêche, ce suspense est alléchant, on a envie de suivre, de courir après Tobie parmi les feuilles et les branches, on veut découvrir à tout prix la fin de son aventure et de son sort et on ne peut plus s’arrêter de lire…

 

- Un habit : ce serait des gants, car les gants vont à tout le monde, on peut en mettre tout le temps, pour l’hiver quand il fait froid, pour le jardinage, pour gants-150x150le sport… Ils sont utiles à tous. Mais Tobie, lui, n’en a pas eu. Jamais. Et pourtant, je trouve que c’est ce qui lui aura manqué le plus. Il a passé son temps à courir, s’écorcher les mains, se les geler pendant l’hiver… Toutefois, même si il n’en a pas eu au sens propre, il les a eus au sens figuré : il prend toujours des gants pour s’adresser aux personnes qui l’entourent. Que ce soit pour réconforter, consoler,  persuader, il sait toujours quoi dire et quand. Mais personne n’a pris de gants pour LUI parler. Il était toujours là à endurer et encaisser. Et personne pour l’aider quand il était seul, sinon son espoir de retrouver un jour Elisha, sa meilleure amie, et ses parents. Je pense que ce livre est comme un gant car il raconte l’histoire de Tobie avec compassion, et dans ce livre, c’est le livre lui-même qui « aide » Tobie.


10 BONNES RAISONS D’AIMER CE LIVRE

1 – C’est un roman d’aventures, qui vous prend dès les premières pages. Impossible de le lâcher sans le regarder avec envie du coin de l’œil, et sans résister à la tentation.

2 – Il est aussi ancré dans le réel, de manière métaphorique : dans l’histoire, il y a des gens qui cherchent à épuiser les ressources de l’Arbre (équivalant de notre Terre) ; on se rend vite compte qu’il s’agit de nous.

3 -Tobie est de notre âge, et pourtant, il est déjà aussi indépendant et débrouillard qu’un adulte.

4 – Ce livre est surprenant. Malgré la bataille dans laquelle il se trouve, Tobie réussit à garder espoir avec l’aide de son amie Elisha, et de ses souvenirs.

5 – Ce livre est génial, plein de suspense, d’aventure, de courage, d’amour, d’amitié, de philosophie, de crimes,… bref, tous les bons ingrédients pour faire un bon gros roman !

6 – Tout son peuple poursuit Tobie, même son meilleur ami, pourtant, il leur pardonne à tous. Tobie est d’une grande bonté. On aimerait que toutes les personnes sur Terre soient comme lui… 

Pourquoi tout son peuple le poursuit-il ? Eh bien, dans le livre, le père de Tobie, Sim Lolness, est un grand savant. Un jour, il fait une GRANDE DÉCOUVERTE : il trouve le moyen de « faire bouger les objets ». En fait, grâce à la sève de l’Arbre (qu’on peut comparer au pétrole sur notre Terre), il peut faire bouger un objet, peut-être grâce à un moteur alimenté par la sève. Il ne veut pas révéler le secret de son invention car sinon la sève, le sang de l’Arbre, sera épuisée, et leur Terre mourra.

7 – On se met facilement dans la peau de Tobie, on vit avec lui, on rit, on pleure, on s’enfuit avec lui. C’est un véritable voyage, plein de surprises et de découvertes…

8 – La description des paysages nous permet de nous situer à merveille dans le monde de Tobie. Tous ces paysages sont impressionnants et on s’imagine vraiment, à partir de quelques éléments seulement, les herbes folles, les petits coins de paradis entre l’ombre et le soleil… C’est vraiment fantastique mais malheureusement,  Tobie ne peut pas tout de suite en profiter, car il est en fuite, il doit constamment fuir les siens.

9- Elisha, l’amie de Tobie, est très maligne, ce qui rend les choses très drôles quand elle s’adresse aux « exploiteurs » : ils sont représentés comme de gros benêts tout ramollos, et pas très futés, en fait,  comme tous les « exploiteurs » des ressources de notre Terre même s’ils passent pour des personnes particulièrement intelligentes. Pourtant ils sont bêtes car ils ne se rendent pas compte du mal qu’ils font. Et je pense que c’est comme tels que l’auteur les voit et veut les représenter : comme des gens tellement inconscients et débiles qu’ils en deviennent comiques !

10-Tobie est un petit gars tellement bien qu’on lit avec compassion son histoire et dans les moments difficiles, on a envie de lui crier « ACCROCHE-TOI TOBIE !!!! » et c’est super.

 Margot-Accroche-toi-Tobie-212x300

Cher Timothée,

Je suis le porte-paroles des charançons de vos livres, et, en tant que tel, j’aimerais vous faire remarquer que c’est honteux, horrible même, la façon dont vous nous traitez dans vos ouvrages ! C’est vrai quoi : les enclos, les fouets… Même notre réputation est honteuse ! Certes, nous, charançons, sommes hideux, géants… Mais nous ne voulons pas être les méchants ! (Nous avons des cœurs vous savez ?)

Alors, s’il vous plaît, si vous sortez un autre tome, une piscine et des cocktails dans nos maisons (maisons ! pas enclos !) ce serait pas du luxe.

Cordialement

Les charançons de Tobie Lolness

P.S. : Et s’il vous vient l’idée de nous refaire passer pour des méchants, nous sortirons de nos pages et dévorerons le livre…

Note 1 : Cette lettre n’est pas dans sa langue originale, elle a été traduite (sinon on ne comprendrait rien).

Note 2 : Les charançons sont des insectes qui, dans l’histoire, sont des insectes géants et répugnants qui creusent des trous dans l’Arbre afin de récupérer la sève (pour fabriquer des bonbons, du papier…) et creuser des maisons. l’Arbre est l’enclos des charançons.

Tobie Lolness en quelques phrases

« Tobie, 13 ans, poursuivi par tout un peuple, par SON peuple. »

« Tobie aurait voulu pouvoir se réveiller, sortir de ce cauchemar, courir vers le lit de ses parents et pleurer, pleurer… »

« C’est la peur qui fait tomber. »

« Ainsi commença une amitié unique, qui dans le cœur de Tobie, fit fleurir les Basses Branches pendant ces longues années d’exil. »

 » La beauté vient parfois se glisser dans les cœurs endurcis. »

En une poignée de mots

Amitié

Amour : l’amour profondément enfoui de Tobie et d’Elisha

Injustice : seul contre le reste du monde.

Peur

Héroïsme


Image de prévisualisation YouTube

Margot et Alice, 5°8

Première publication le 21 janvier 2012


Publié dans LECTURES CURSIVES, RECITS | 10 Commentaires »

L’ÉCOLE EST FINIE

Posté par rabelaisblog le 3 juin 2012


L'ÉCOLE EST FINIE dans RECITS art-ss-education-livre-question-societe-syros-200x300

C’est un récit de science – fiction. L’action se passe en 2028. Le narrateur est un adolescent. Il va dans une école privée parce qu’il est pauvre.

Le garçon va dans une école qui appartient à un magasin de bricolage. Quand il a de bonnes notes, il reçoit des bons de réduction du magasin. Pour pouvoir vivre, le père du narrateur échange les bons contre d’autres.

Le jeune n’apprend pas grand chose dans cette école: il apprend à bricoler et à être un bon employé, mais il ne reçoit pas de culture générale. Le garçon n’est pas heureux dans cette école mais il est amoureux de sa voisine de palier, Lila. Elle est à l’école d’un fast food. Malgré son amour pour le voisin, Lila décide de partir dans le sud de la France pour aller à l’école du Maquis. Cette école est illégale, elle est donc cachée dans les caves des maisons. On y apprend à lire, à écrire et à penser.

Lila est recherchée par la police et ne peut plus voir personne. Son amoureux aurait bien aimé la rejoindre mais ses parents ont peur et ne le laissent pas partir…

 

C’est une récit engagé qui avertit qu’il faut protéger l’école publique.

La classe d’accueil (qui recevra l’auteur le 23 juin à St Maur en Poche.)

 

 

 

Publié dans RECITS | 6 Commentaires »

12345...9
 

lesrhetosdelind |
lesrhetosdelind |
lesrhetosdelind |
Unblog.fr | Créer un blog | Annuaire | Signaler un abus | Lettre à l'être
| Lettre à l'être
| Lettre à l'être