VENUS : DEPOSITION D’EDMOND ROSIERE, JARDINIER

Posté par rabelaisblog le 1 mai 2011

    Bonjour, je viens faire une déposition à propos du meurtre du fils de mon patron M. de Peyrehorade. Je suis son jardinier depuis six ans. Je m’appelle Edmond Rosière et j’ai 32 ans.

   jeudepaume.jpg Hier matin, j’étais en train de tailler un buisson en face du terrain du jeu de Paume quand tout à coup, j’ai vu M. Alphonse vêtu de sa tenue de mariage. Il portait une rose à la boutonnière, un habit neuf, des gants blancs, et des souliers vernis. Il s’est dirigé vers le terrain de jeu de paume. Il a enlevé son habit et a demandé une veste, puis a échangé ses souliers contre des sandales . M. Alphonse a manqué la première balle et il a accusé sa bague. Il était très énervé et il est parti en direction de la statue.

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LA DEPOSITION DE LAETITIA COVENS DE PEYREHORADE

Posté par rabelaisblog le 30 avril 2011

Bonjour,

Je me présente, Laëtitia Covens de Peyrehorade, 17 ans, lycéenne,fille du frère de M. Alphonse. J’étais au mariage de mon oncle. Je suis d’Ille aussi, j’habite  juste en face de chez M. de Peyrehorade et je vous dis qu’à part une personne qui voulait se venger de lui ou quelqu’un de jaloux, je ne vois pas d’autres suspects car il était adoré par tout le monde. J’ai assisté au jeu entre l’Espagnol et mon oncle et je peux vous dire tout ce que je sais !

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VÉNUS : LA DÉPOSITION DE HUGO

Posté par rabelaisblog le 25 avril 2011

VÉNUS : LA DÉPOSITION DE HUGO dans ENQUETES

Je suis un ami de M.Alphonse. J’ai 28 ans et je suis facteur. J’habite en effet à  Ille. J’ai des éléments essentiels pour votre enquête. Un jour avant le mariage, je me suis promené tranquillement, paisiblement, content de ma journée . J’étais loin de me douter de la stupeur qui allait m’arriver.

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LA NOUVELLE LEGENDE DE GANGA

Posté par rabelaisblog le 5 avril 2011

Nouveau !! Ecoutez la légende en cliquant sur ce lien

 

Il était une fois  une famille indienne qui vivait au bord du Gange. Chaque matin, au lever du soleil, le père, la mère et les sept enfants allaient laver les vêtements dans le fleuve. C’était leur travail. Les  plus petits des enfants adoraient ce travail car en même temps ils s’amusaient beaucoup dans l’eau. Ils jouaient avec les animaux: les vaches, les singes, les chèvres étaient leur meilleurs amis. Mais les ainés auraient préféré faire autre chose. Ils rêvaient d’étudier et d’être indépendants.

Ce jour là, le ciel était particulièrement beau. La lumière était douce. Les couleurs  étaient magnifiques: Le orange, le rouge, le jaune faisaient sourire le ciel. Mais plus le jour se levait, plus la chaleur augmentait. Quelques vieux indiens commencèrent à s’inquiéter:

-Mes enfants, aujourd’hui c’est notre dernier jour. Il y a trop de soleil. La Terre va brûler, dit un grand père .
-Mais non! Ce n’est pas vrai. C’est juste le délire d’un vieil homme malade, répondirent quelques gamins.

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Pourtant le soleil semblait s’approcher de la Terre. La chaleur devenait insupportable et les plus faibles des hommes et des animaux s’évanouissaient les un après les autres.

Tout le monde se mit à paniquer. Les mères couraient après leurs enfants. L’eau du Gange commençait à descendre. Les gens s’agitaient, criaient et se précipitaient sur leurs seaux pour les remplir d’eau avant qu’elle soit complètement évaporée.                               

-Donne mon seau, c’est le mien, dit un homme.
-Tais-toi! laisse-moi tranquille! Je ne veux pas mourir.
-Tu ne penses qu’à toi et c’est mon seau.

Les hommes commencèrent à se battre et on voyait de plus en plus de gens s’entre-tuer.

Par chance, la petite souris, l’amie de Ganesh était là. Quand elle vit que le Gange se vidait et  que le soleil semblait s’approcher de la Terre, elle décida de prévenir Ganesh. Celui-ci lui avait dit:

- Si tu as besoin de moi, ferme les yeux et dis trois fois mon nom: Ganesh, Ganesh, Ganesh je t’aiderai.

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Quand Ganesh reçut le message, ses oreilles poussèrent. Aussitôt, il partit voir Shiva pour lui demander conseil.

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-Shiva, en bas sur la Terre, c’est la crise. Les humains ont tellement pollué leur planète que l’atmosphère ne les protège plus. Le soleil les brûle et toute l’eau du Gange s’évapore. Que faut-il faire?

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Shiva claqua des doigts et Ganga apparut.

– Ce n’est pas gentil Shiva de me déranger. Je suis malade aujourd’hui. Je suis fatiguée. Je me reposais et tu m’a réveillée brutalement. Pourquoi m’as-tu appelée?

 

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- On a un problème sur la Terre. Le Gange est presque vide. C’est pour ça que tu es souffrante. Il faut que tu descendes sur Terre une deuxième car tu es la seule à pouvoir sauver l’humanité.

- Ah! Non! Je ne veux pas. Les Hommes ne m’ont pas assez respectée. Débrouille toi. – Si tu ne descends pas Ganga, tu vas mourir. Tu n’as pas le choix.

– Les humains ont fait du mal à l’eau, sans réfléchir à ce qu’ils faisaient. Ils n’ont pas pensé à moi et donc moi je ne veux plus penser à eux.

- On est une légende pour les humains, tu n’as pas le droit de mourir, tu es une déesse. – A quoi sert d’être une déesse si mes pouvoirs ne me permettent pas de me protéger?

A ce moment là, le père de Ganga apparut. C’était le puissant roi de l’Himalaya. Il avait l’air très faible lui aussi. Sa voix tremblait, il avait du mal à rester debout. 

- Ganga, ma fille, tu es là. Je te cherchais. Je suis content de te voir. La neige de l’Himalaya est en train de fondre. Je vais perdre mon royaume. Descends immédiatement Ganga, je t’ordonne de descendre. Sauver les hommes, c’est sauver les Dieux.

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- Je ne veux pas rester une deuxième fois prisonnière du chignon de Shiva. Non. Non. Et non. Je ne descends pas. Et j’en ai assez de la mythologie. On est en 2080, ça suffit. Il serait temps que les Dieux gagnent leur indépendance. 

Tout à coup, un oiseau arriva tout essoufflé et tomba aux pieds de Ganga. Il y eut un grand silence. Les Dieux semblaient choqués. Ganesh prit l’oiseau dans ses mains et posa sa trompe sur sa tête. Aussitôt l’oiseau récupéra ses forces et se mit à parler:

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- Ganga, sur Terre le Gange est maintenant vide. Tous les poissons se meurent. Tous les animaux qui vivent dans l’eau sont en train de mourir. Le soleil brûle l’esprit. 

Lorsqu’elle entendit les paroles de l’oiseau, Ganga se mit à pleurer. Elle pensa à son ami le crocodile et elle pleura encore plus. Un torrent de larmes coula sur ses joues. Elle pleura tellement que ses larmes se métamorphosèrent en gouttes de pluie. Plus elle pleurait, plus il pleuvait sur Terre. Quand les humains sentirent la pluie, ils sautèrent de joie en hurlant

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- Ganga! Ganga! Vient nous sauver. On s’excuse de t’avoir fait mal, de t’avoir oubliée. Tous se mirent à prier, à chanter et à adorer leur déesse. 

Ganga descendit sous forme de gouttes d’eau. Ses larmes tombèrent aussi sur le soleil qui prit peur. L’eau éteint le feu. 

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- Ganga! Arrête de pleurer! Si je meurs l’humanité sera condamnée, hurla le soleil.

Quand Ganga entendit le soleil elle pleura plus fort encore. 

- Décidément, je ne suis pas une bonne déesse car je ne me contrôle pas. 

- Tu n’es pas responsable Ganga, répondit Ganesh en la prenant dans ses bras. Je serai toujours là pour te protéger. 

- j’ai besoin de toi, Ganesh. 

Sur ses mots, les larmes de Ganga se transformèrent en un vent qui souffla si fort qu’il repoussa la Terre et l’éloigna du Soleil. 

Au bord du Gange, les indiens fêtèrent le retour de l’eau. Tout le monde chantait et dansait, même si beaucoup de gens et beaucoup d’animaux étaient morts. Ils firent un énorme feu pour le brûler. Ainsi tous gagnèrent le Nirvana.

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- Mes enfant, la vie s’en va pour moi, mais pour vous elle continue dit le père de la famille de 7 enfants qui se rendait tous les jours au bord de l’eau pour laver le linge. Que cette journée soit une leçon pour nous tous. on doit prendre soin de ce qu’on a et être heureux de chaque seconde. 

- Promis Papa, répondirent ensemble tous les enfants. Mais quelle solution pour gagner notre vie sans polluer l’eau?

Les enfants n’eurent pas de réponse car leur père venait de fermer les yeux et de rejoindre Ganga.

Récit collectif, La CLA

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LA DEPOSITION DE STEPHEN

Posté par rabelaisblog le 3 avril 2011

 Monsieur le Commissaire,

En effet j’étais présent lors de la partie de Jeu de paume qui opposait Alphonse aux Espagnols , le matin même de la cérémonie. Je suis un ami d’enfance de la veuve Mme de Puygarrig. Je m’appelle Stephen, j’ai 21 ans et je suis marchand sur la grande place d’Ille. Nous étions à l’école ensemble, et nous fîmes les mêmes études. Nous pûmes donc rester en contact. Nous nous voyons souvent car nous sommes bons amis et je n’aurai en aucun cas raté ce mariage. Je suis né à Ille  et j’y vis  depuis ma naissance . Tout d’abord je fus intrigué en apercevant de loin Alphonse se retourner et toucher la main de la Vénus. Je m’approchai quelques minutes plus tard et je remarquai qu’il avait discrètement mis sa bague en diamants sur un des doigts de la Vénus . Je compris plus tard que c’était pour ne pas être gêné lors de la partie de Jeu de paume .

Voilà l’objet de ma déposition : je pense la Vénus coupable du meurtre du jeune marié. En effet le soir même, je me baladais pour prendre l’air quand je surpris la Vénus en train de plier l’annulaire de la main droite  faisant ainsi la bague du jeune marié prisonnière de sa main vert sombre . Je fixai la statue, ébahi . Son air méchant et glacial me fit prendre mes jambes à mon cou et détaler . J’ai cette impression à chaque fois que je la vois . Je pense qu’elle nous veut du mal . Mais est-ce possible car elle est en bronze … ?

 Je me couchai sans dire un mot après la cérémonie, terrorisé par la scène à laquelle je venais d’assister .   Je n’y croyais qu’à moitié ; je n’étais pas saoûl mais très fatigué . Je m’endormis vite, pressé de voir la lumière du jour pour raconter cela à Alphonse . Mais je ne savais pas qu’il était déjà informé que sa bague était irrécupérable.

Je fus réveillé en pleine nuit par un cri perçant,  C’était Mlle de Puygarrig , je l’aurais juré . J’avais oublié d’éteindre mon enregistreur durant la nuit et il a enregistré cela: 

Je me levai précipitamment et regardai par la fenêtre ; d’abord dans le jardin , où la Vénus se tenait il y a quelques heures . Mais elle n’y était plus . Le jardin était vide. Puis je regardai vers la fenêtre de la maison des jeunes mariés . Malgré la pénombre de la nuit, je pus distinguer dans la chambre des mariés , une silhouette , les bras étendus. J’ai tout de suite fait le rapprochement entre l’absence de la Vénus dans le jardin et cette grande silhouette étrange … C’était la Vénus . J’en suis sûr . Elle me semblait tenir fermement quelque chose ou quelqu’un… Je courus vers la maison en criant mais la porte était fermée . J’attendis un moment devant la maison , mais les cris cessèrent. J’hésitai longtemps avant de retourner me coucher mais tout était redevenu calme . Je me demandais si j’avais rêvé . La fatigue sans doute ? Je regardai une dernière fois la fenêtre , mais je ne vis rien . Je m’endormis en me demandant si tout cela ne relevait pas du cauchemar .

Le lendemain matin , j’appris qu’Alphonse avait été brutalement assassiné dans la nuit . On ne me laissa pas entrer dans la maison , et  aujourd’hui je ne sais toujours pas ce qui s’est réellement passé; mais je soupçonne fortement la statue.  Une grande partie des personnes présentes ce jour là pensent que l’Aragonais ( un espagnol friand du Jeu de paume , que l’on ne connaît pas dans le village ) s’est vengé en assassinant Alphonse . Mais je ne pense pas cela possible ; il est rentré chez lui après la partie de Jeu de paume et je ne l’ai pas revu lors de la cérémonie . La Vénus , par contre , est là depuis le début . Elle attendait la nuit pour tuer Alphonse … Je suis sûr de cela .

Voici mon témoignage . Je vous prie de me tenir au courant d’un éventuel procès . Je pourrai vous fournir des indices   qui vous aideront sûrement . J’ai dessiné au brouillon la scène que j’ai vue à la fenêtre .

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AFFAIRE VENUS D’ILLE : LE PROCES SE TIENDRA-T-IL?


 

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MESSAGE DE VENUS

Posté par rabelaisblog le 27 mars 2011

 

Le jour du mariage de M. Alphonse j’étais à coté du terrain du jeu de paume. M. Alphonse m’a passé sa bague au doigt pour pouvoir jouer au jeu de paume. Malheureusement ayant gagné la partie, il partit se préparer pour la cérémonie en me laissant son alliance au doigt. Mais il revint la chercher dans la soirée et ayant trop bu ne put la retirer de mon doigt. J’attendis jusqu’en fin de soirée.Vers minuit, j’entendis des gens se retirer de la fête. Puis le calme revint à côté du terrain du jeu de paume.

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Peu après, j’entendis des cris stridents puis plus rien jusqu’au petit matin. À ce moment, la sonnette retentit, une grande foule se rassembla autour de la chambre de la mariée et la police arriva. J’entendis le procureur parler au parisien et lui faire part de ses informations : il lui disait que Mme Alphonse m’avait vu tuer M. Alphonse mais le Parisien accusa l’Espagnol. Le procureur l’interrogea, cela n’aboutit à rien car il n’était en aucun cas coupable. On finit par décider de tenir mon procès, pour savoir si on devait ou non me faire fondre. 

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Mais franchement, pensez-vous que l’amour puisse faire une telle chose ? Car vous êtes en train d’accuser l’amour de faire le mal et de tuer! Et une raison de plus, je ne puis me déplacer. Peut-être pourriez-vous m’accuser du vol de la bague ou de vengeance envers M. Alphonse qui sans le savoir m’a enlevé ma liberté en me passant cette alliance et en me prenant pour femme, certes. Mais sachez que quelque soit le motif et la décision de ma condamnation , l’amour,que je représente gardera sa fierté et niera jusqu’à la fin un tel acte que même par vengeance, il ne pourrait faire. Jamais il ne se ralliera à son ennemi juré « le mal ». Si cette mort venait de moi, je peux vous jurer que je serai rongée par les remords. M’accuser de quelque chose que même dans mes cauchemars les plus fous je ne pourrais accomplir est complètement insensé. Je laisse la parole à la justice Qu’elle juge mon triste sort. Je suis complètement bouleversée.

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LA DEPOSITION DE QUENTIN

Posté par rabelaisblog le 26 mars 2011

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 MESSAGE DE VENUS

APPEL A TEMOINS : Vous étiez présent au mariage de M. Alphonse? Vous habitez Ille? Vous avez assisté à la partie de jeu de paume? Vous savez quelque chose? Vos témoignages peuvent être précieux pour la justice. Nous attendons vos dépositions et par avance nous vous en remercions.

Déposition de Mr Quentin Rosso

« Quand il y a mariage sans amour, il y a amour sans mariage« .
Benjamin Franklin


14 juin 1837

Le jour du mariage de Mr Alphonse et de Mlle de Puygarrig, J’arrivai à 9 h 40 précisément, en pleine partie de jeu de paume qui opposait Mr Alphonse à un grand homme d’une quarantaine d’années, nerveux et d’une peau olivâtre. J’aurais parié qu’il venait d’Espagne et je n’avais pas tort. A la fin de la partie, Le jeune marié gagna avec beaucoup de fierté, alors que le géant espagnol  au contraire était dans une fureur inoubliable. Un peu plus tard, un autre invité que je ne connaissais point, me demanda de suivre la foule en ajoutant que le dîner était servi. Je me mis à table à côté d’un autre homme qui avait un accent parisien, il n’arrêtait pas d’observer les deux mariés. Après avoir assisté à la cérémonie du mariage je pris congé de Mlle de Puygarrig et de son amant et sur la demande du Parisien, j’accompagnais les familles  de Mr Alphonse et de sa compagne jusqu’à Ille.

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A Ille, le souper nous attendait, je m’assis et regardai pendant tout le repas les deux tourtereaux. C’est là que je fus surpris de voir que Mr Alphonse ne prenait pas garde aux dangers de l’alcool et qu’il continuait de boire à tours de bras alors que le Parisien essayait   de le raisonner. C’est à ce moment que Mr de Peyrehorade fit son discours qui m’apprit qu’ils avaient trouvé une Vénus en Bronze. Quand il fut temps de monter se coucher, à ma grande surprise, je vis Mr Alphonse affolé je me rapprochai  et j’entendis Mr Alphonse qui parlait avec le Parisien et disait qu’il avait perdu sa bague et que la Vénus l’avait volée.

Je dormis dans la chambre en bas des escaliers. Je fus réveillé en sursaut par des pas lourds qui montèrent. J’ouvris la porte et vis une énorme statue dans les escaliers, on aurait dit le géant espagnol mais non! Je vous l’assure messieurs les policiers c’était bien la Vénus de plus de 2 mètre de haut avec un regard et un sourire sadiques !

hstzsdw4avx.gifAprès cet évènement que je pris pour un rêve je me rendormis. Je me réveillai  le matin à 5 heures, lorsque le coq chanta. Le jour allait se lever. Je ne pus me lever avant d’entendre des cris confus. Je montai en vitesse dans la chambre de Mr Alphonse et vis à mon plus grand désespoir et plus grand chagrin, Mr Alphonse mort !

 

Rosso Quentin

Cliquez ici pour télécharger la déposition !

AFFAIRE VENUS D’ILLE : LE PROCES SE TIENDRA-T-IL?


 

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LE ROI ARTHUR

Posté par rabelaisblog le 10 janvier 2011

« Je commencerai par le commencement, quand j’étais encore un enfant à peine plus vieux que tu ne l’es aujourd’hui. »

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Arthur Pendragon, suzerain de Bretagne, entreprend de raconter l’histoire de sa vie à un jeune garçon égaré dans le brouillard, sa première visite depuis quatorze siècles… La légende du roi Arthur et des chevaliers de la Table ronde ne manque ni d’action, ni de panache. Amour, aventure, mystère, magie, allégeances et trahisons : ce récit continue d’enchanter toutes les générations.

Couvertures du Roi Arthur
Album : Couvertures du Roi Arthur
Les élèves de 5èmes 1, 6 et 7 ont réalisé les couvertures du Roi Arthur de Morpurgo.
16 images
Voir l'album

 

 

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Matin de Juillet 1917

Posté par rabelaisblog le 9 janvier 2011

Matin ensoleillé de Juillet 1917,

Je me dirigeais vers la forêt. Ces derniers jours avaient été longs et le village avait échappé plusieurs fois au bombardement. Jour calme. Maman m’avait laissée sortir. Je traversais le ruisseau où les brebis venaient se désaltérer autrefois. Guerre dévastatrice, seule la forêt en était protégée. Le soleil traversait par petits rayons le grand feuillage des arbres.

Le chemin disparaissait petit à petit, n’étant plus entretenu par le garde forestier. Au bout, un soldat, jeune, paraissait dormir. Sa peau était si pâle que dans son uniforme, on aurait dit un fantôme, volant sur la mousse. Il dormait, les pieds nus dans les glaïeuls, la tête sur un oreiller de cresson. Comme pour un prince, la lumière l’entourait. Je n’osais pas l’approcher. Son fusil était enfoui dans la mousse bleue.

Sans le vouloir vraiment pourtant, je m’étais avancée. Je ne voyais sur cet ange aucune imperfection. Ni cicatrice, ni bleu . La forêt était silencieuse comme pour ne pas interrompre son long sommeil. Un sommeil paisible et agréable pouvait-on lire sur le visage du soldat. Il souriait comme un enfant malade. Un oiseau vint se poser sur sa sacoche et, comme pour le bercer, chanta une berceuse. Je ne savais que faire devant cet homme endormi. Je ne pouvais le laisser allongé sur la mousse. A tout moment, un avion pouvait passer et bruler ce petit paradis, cette forêt. Voulant le réveiller, je m’assis à ses côtés. Mais je me relevai quand je vis qu’il avait deux trous rouge à son côté droit.

Matin endeuillé, de Juillet 1917. 

croix fleurie

Pauline Trotereau

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LE DORMEUR

Posté par rabelaisblog le 5 janvier 2011

  Je courais dans un grand champ de maïs. Les épis m’arrivaient jusqu’aux genoux. A qui appartenait ce champ? Je ne le savais pas. Mais j’étais en train de ruiner tout le travail. Je m’en voulais mais je n’avais pas le choix. Quand on a l’ennemi aux trousses, on court, et on ne réfléchit pas sur quoi on marche. D’ailleurs, c’était le régiment auquel j’appartenais qui aurait dû poursuivre l’ennemi. Pas le contraire. Mais ça a mal tourné. On devait faire une « attaque surprise », mais l’ennemi était préparé. En sous-effectif, on a du fuir. La majorité des soldats avait été  tuée ,explosée ou  brûlée. Quelques survivants, comme moi, avaient fui. Ce qui n’était pas mieux car on allait être qualifiés de déserteurs.

 Cela faisait une demi-heure que je courais. J’étais éreinté, et j’avais perdu mon binôme. Mon binôme? Dans mon régiment, on avait décidé de se mettre par groupe de deux. Ton binôme est ton meilleur ami, ton espoir, une aide, ta nouvelle famille, une bouée de sauvetage dans un océan. Si tu perds ton binôme, tu peux vraiment commencer à t’inquiéter. Ton binôme, c’est ce qui te donne le courage de te battre, de ne pas te laisser mourir. Je n’avais plus mon binôme. J’étais un soldat seul contre une guerre entière.

 Il fallait que je me repose. Je levais la tête de mes chaussures pleines de boue, et regardais devant moi. Il y avait un bois à environ 500 mètres. Pas très épais, mais c’était quand même un bois. Je décidais donc de m’y cacher. Je pris mon élan, et courus encore plus vite. Mon sac tapait contre mes reins, mes chaussures glissaient, et le soleil cognait contre ma nuque. Je commençais à voir trouble, tellement j’étais fatigué. Plus que quelques pas, et je serais à l’abri. C’est bon. Mais je ne m’arrêtais pas directement. Je fis encore 200 mètres vers la gauche, pour qu’on ne puisse pas me retrouver. Après quelques minutes, je débouchais dans une clairière. Soulagé, je me posais dans un coin à l’ombre. Il faisait doux. J’enlevais mon sac, et bus un peu d’eau de ma gourde. Je m’allongeais quelques minutes, puis me relevais . Je regardais autour de moi, et ce que je vis me surprit. Un soldat était allongé dans l’herbe, près d’un ruisseau. Le soldat avait enlevé ses chaussures, et avait la tête sous son casque. Il avait l’air paisible.

 Cette scène m’attendrit beaucoup. Tout simplement, un homme quelconque, qui dormait, dans un petit paradis. La rivière coulait en faisant de petits clapotis. Le manteau du soldat était accroché aux herbes folles. Son casque, qui recevait des rayons de soleil, donnait un bel effet argenté. Au loin, les montagnes souriaient. Le soldat était comme sur un nuage, et il échappait à la guerre. Il avait la nuque dans des plantes vertes, les pieds dans toutes sortes de fleurs. Des tulipes, des glaïeuls, des iris. Tout était beau, tout était simple. Les oiseaux chantaient, les papillons dansaient. Le bruit des grillons résonnait comme un orchestre. Doucement, je m’approchai de la beauté, de l’espoir. Je soulevais le casque du soldat, et ce que je vis me remplit de bonheur. Ce soldat qui dormait, qui souriait comme un enfant, était mon binôme. Tout était beau, tout l’espoir était là. Je baissais les yeux, profitant de mon bonheur, et ce que je vis me tua me détruisit, m’anéantit.

 An niveau des côtes droites, je vis , sur son torse, deux trous rouges profonds.

Extramiana Cécile, 3ème3

Article lié :

Hommage à Rimbaud – Le dormeur du val

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LA PETITE CHARTREUSE

Posté par lryf le 19 octobre 2010

Un texte de Pierre Péju

Eva est une enfant de dix ans. Elle vient de déménager et fréquente depuis peu son école. Il est seize heures trente en ce jour pluvieux de novembre : c’est l’heure où les parents et les enfants ont la joie de se retrouver devant les grilles. La mère d’Eva, elle, arrive souvent en retard….

          Ce jour-là, Eva se sent de plus en plus mal entre les imperméables humides, les parapluies dégoulinants. Son coeur cogne douloureusement et elle plisse les yeux afin de découvrir, à l’autre bout de la rue, la seule présence qui lui importe. Non ! Rien que des silhouettes qui s’éloignent. Aucune dame qui pourrait être maman ne vient par ici. Le silence comme une brume qui s’épaissit. La porte de l’école est close, et comme Eva n’a rien osé demander à la dame en blouse bleue, elle ne peut que s’abriter sous le porche. Nerveusement, elle se hausse sur la pointe des pieds et commence à remuer comme une bête affolée. Elle s’accroupit, grenouille triste, résignée, grenouille écarlate. Elle soupire, se redresse, se gratte la cheville. Elle sait qu’elle connaît très mal l’itinéraire entre l’école et l’appartement qui n’est pas très proche. Un appartement où sa mère et elle n’habitent que depuis deux mois.
Les yeux noirs d’Eva scrutent de plus en plus vite toutes les directions. Cette fois, elle a entendu sa propre voix prononcer « maman ». Toute personne qui approche se révèle insupportablement étrangère. C’est elle là-bas ! Non ce n’est pas elle !
Détresse sur ce trottoir hostile, avec cette fissure pleine d’eau dans l’asphalte et ce journal trempé, froissé, au bord du caniveau. Sensation confuse de n’être plus rien, d’être invisible.
Brutalement, la petite s’arrache au mur auquel elle était adossée et part en courant. Eva, si maigre, si peu résistante, court à travers la ville avec ce cartable bourré de livres qui lui frappe les reins. Les trottoirs sont glissants. Les feux des voitures font de grandes étoiles rouges dans ses yeux inondés de larmes. Tout est brouillé. Sans le vacarme de la ville, on pourrait entendre la plainte qui coule de sa gorge tandis qu’elle traverse, sans ralentir, sans regarder à droite ni à gauche, une rue puis deux, puis trois ou quatre, au hasard.
Eva court au-delà de ses forces, le souffle lui manque. Gorge brûlante, jambes douloureuses, et ce cartable si lourd qui la ralentit, qu’elle voudrait jeter par terre mais dont la perte l’affolerait davantage encore.

Une suite de texte imaginée et écrite par Mathilde, 3ème3

 

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