Je rentrai du travail, le nez pris, la gorge qui piquait. Quelle ville polluée ! Un amas de voitures bloquées klaxonnaient, leur pot d’échappement libérant de la fumée noire. Une fois en bas de chez moi, je levai la tête et, comme tous les soirs, je vis les buildings crasseux, le ciel presque noir de fumée. Les voitures, les usines, tout polluait la ville.

Je toussai deux fois et montai dans mon appartement. Une fois chez moi, j’allai vite voir mon grand-père dans son lit. Il était très malade… Je lui dis quelques mots, et allai me coucher à mon tour, les yeux plein de larmes… Je me réveillai en sursaut. Un cauchemar. Je toussai encore une fois et essayai de me rendormir, mais le sommeil ne vint pas. Quelle nuit horrible ! Insomnie, stress, gorge douloureuse… Et une chaleur insupportable !
Je fus soulagé quand les premiers rayons du soleil vinrent caresser mon visage. J’ouvris les yeux, mais remarquai que quelque chose clochait. Il faisait frais ! Je me levai, intrigué… Normalement, tous les matins, je me réveillais en sueur. Là, quoique fraîche, la température était agréable. J’ouvris ma fenêtre, les yeux encore tout chiffonnés de sommeil. Ma toux avait disparu ! Voilà ce qui avait changé. Mais la plus grosse surprise allait arriver.
J’ouvris grands les yeux et poussai un cri énorme. Au lieu de voir les vieux buildings sales, les usines, la fumée et les voitures aux passagers stressés, je vis un océan de bonheur. Un monde merveilleux. Les routes sales étaient maintenant d’énormes collines et des prairies. Les buildings n’existaient plus. Les voitures, usines et autres pollueurs s’étaient volatilisés, laissant place à de petits chemins de terre bordés de fleurs diverses aux couleurs intenses. Un lapin gambadait, et des grenouilles croassaient dans une petite mare bleue. Ebahi par ce changement radical, je courus hors de la maison pour mieux goûter à ce bonheur. Je courais sur l’herbe fraîche, encore mouillée par la rosée. Je pris une grande bouffée d’air. Ce nouvel air était pur, frais et bon. Il transportait une douce odeur de fleurs et d’embruns. Je criai encore, mais de joie cette fois-ci. Le bonheur était enfin là… Je regardai au-delà des collines et à l’horizon je vis l’océan. Il était d’un bleu magnifique.

C’est enfin que je compris où j’étais. La mer, les prairies, la terre, le ciel bleu… J’étais en Irlande! Mon cher pays, mon eldorado à moi… Plein de joie, je courus vers l’océan au loin.

Après quelques minutes de course j’atteignis l’océan. Je me baignai dans l’au fraîche pendant des heures. En sortant de l’eau, je fondis en larmes. Mon grand-père marchait sur la plage. La maladie s’était envolée… Je courus dans ses bras, plein de joie… Quel monde merveilleux! Nous mangeâmes des fruits de mer ramassés sur la plage, et nous nous baladâmes sur les chemins de campagne.
Le soir venu, après une baignade et une longue promenade, il m’emmena à 1 heure de marche au loin, sur les falaises. Plus nous nous rapprochions des falaises, plus j’entendais un son… Des sons… Des voix et des rires! Quand nous arrivâmes en haut de la falaise, je compris d’où venaient ces rires. Il y avait un petit pub, au bord de la falaise, au-dessus de la plage.
Nous entrâmes en souriant. Toute ma famille était là : cousins, cousines, tantes. L’ambiance était magique avec la vue sur la mer et le son du roulement des vagues… Tout le monde mangeait, buvait, riait…
Je me réveillai en souriant. Ce rêve était magnifique, et il m’avait fait réfléchir. C’était décidé, j’allais vivre en Irlande.
Stephen 4e3